RECIT-Hollande cherche une fin heureuse à la tragédie grecque

mardi 23 juin 2015 12h04
 

* Hollande n'a jamais cru à un "Grexit"

* Paris et Berlin accompagnent les négociations

* La France ne veut "pas de mort à la fin"

par Elizabeth Pineau

BRUXELLES, 23 juin (Reuters) - Dans le Falcon qui l'emmène lundi vers Bruxelles, François Hollande annote à petites touches d'encre noire les feuilles volantes de son dossier préparatoire du sommet extraordinaire des pays de la zone euro sur la Grèce. Assis face à lui, ses conseillers pour l'Economie et l'Europe, Laurence Boone et Philippe Léglise-Costa, veillent au moindre détail.

Etalée le long des hublots, la presse de ce 22 juin donne le ton : "L'Europe prête à se séparer de la Grèce", annonce le Parisien. "Grèce : l'Europe sur le fil du rasoir", écrit le Figaro. "Grèce en faillite ?" s'interroge Libération.

Pour grave qu'elle soit, l'affaire n'est pas nouvelle pour le président français, confronté au spectre d'un "Grexit" dès son arrivée au pouvoir à l'été 2012, en pleine crise de l'euro.

"Je souhaite que le travail réalisé ces derniers jours entre la Grèce et les institutions pose les bases d'un accord qui doit être trouvé le plus vite possible", dit-il dans l'avion, saluant les "améliorations" dans les propositions grecques, "même s'il reste du travail à faire".

Une réaction en phase avec les déclarations à l'issue du sommet, où les pays membres de la zone ont estimé que les nouvelles propositions d'Athènes pourraient servir de base à un accord à la fin de la semaine pour permettre au pays d'obtenir une aide financière et éviter un défaut.   Suite...