La Grèce craint de manquer de liquidités dès le 9 avril

jeudi 2 avril 2015 15h38
 

2 avril (Reuters) - La Grèce a annoncé à ses créanciers qu'elle serait à court de liquidités le 9 avril et elle leur a demandé de lui accorder de nouveaux financements sans attendre un accord sur ses réformes, mais cette requête a été rejetée, a-t-on appris de plusieurs responsables de la zone euro.

La demande d'Athènes a été formulée mercredi lors d'une téléconférence des représentants des ministères des Finances de la zone euro, organisée pour évaluer les progrès encore nécessaires pour permettre le déblocage de nouvelles aides financières.

Le ministre grec de l'Intérieur, Nikos Voutsis, a déclaré par ailleurs mercredi que son pays devrait choisir entre rembourser un prêt d'environ 450 millions d'euros du Fonds monétaire international (FMI) arrivant à échéance le 9 avril ou payer les traitements et les retraites de la fonction publique, et que dans ce cas, il choisirait la deuxième solution.

Un porte-parole du gouvernement a ensuite démenti que le remboursement au FMI n'aurait pas lieu. Son pays a néanmoins évoqué lors de la téléconférence de mercredi le même dilemme entre ce remboursement et le paiement des salaires et retraites.

Le représentant de la Grèce a déclaré qu'un accord sur le programme de réformes ne devait pas être conclu "post mortem" en affirmant que "nous n'avons aucun moyen pour aller au-delà du 9 avril", ont rapporté des responsables de la zone euro.

Il a jugé irréaliste d'attendre un accord sur les réformes avant de débloquer de nouvelles aides.

LA LISTE DE RÉFORMES JUGÉE ENCORE INSUFFISANTE

Mais plusieurs pays, dont l'Allemagne, ont réaffirmé que pour obtenir le reste des 240 milliards d'euros d'aide étrangère prévus, Athènes devait conclure un accord sur les réformes et leur mise en oeuvre, et qu'il n'y avait aucune chance de débloquer les fonds le 9 avril.   Suite...