PSAM dit qu'il ne veut pas démanteler Vivendi

jeudi 2 avril 2015 07h40
 

PARIS, 2 avril (Reuters) - Le fonds spéculatif américain P. Schoenfeld Asset Management (Psam) n'a pas l'intention de démanteler Vivendi et ne travaille pas de concert avec des actionnaires étrangers pour prendre le contrôle du groupe de médias, assure son fondateur Peter Schoenfeld dans un entretien au quotidien Les Echos publié jeudi.

Le hedge fund PSAM, qui contrôle 0,8% de Vivendi, tente de rallier d'autres actionnaires au vote de deux résolutions à l'assemblée générale du groupe, qui lui imposeraient de restituer jusqu'à neuf milliards d'euros de bénéfices à la suite de plusieurs ventes d'actifs.

"Notre but n'est pas de démanteler Vivendi. Nous ne travaillons pas de concert avec des actionnaires étrangers pour prendre le contrôle du groupe. La seule chose que nous demandons, c'est une meilleure rétribution des actionnaires et une clarification de la stratégie", a dit aux Echos Peter Schoenfeld.

Vivendi a récemment annoncé son intention de verser quelque 5,7 milliards d'euros via des dividendes et des rachats d'actions d'ici à 2017 mais entend également consacrer une partie de ses profits à de la croissance externe et à du développement organique.

Peter Schoenfeld précise dans l'entretien avoir demandé à rencontrer Vincent Bolloré, qui s'est renforcé au capital de Vivendi dernièrement avec plus de 10% du capital détenus par sa société Bolloré, mais toutes les dates qui avaient été fixées ont été annulées.

Le fondateur de PSAM indique en revanche avoir rencontré des cabinets de conseil aux actionnaires, tels Proxinvest et ISS.

"Proxinvest va soutenir notre première résolution - celle qui demande le versement d'un dividende de 2,9 milliards - mais pas la seconde - celle qui requiert 6 milliards supplémentaires", annonce-t-il.

De son côté, la société de conseil Glass Lewis s'est refusé à soutenir les initiatives en faveur d'un relèvement du dividende mais conseille aux actionnaires de voter une résolution proposée par le fonds PhiTrust qui interdirait les droits de vote doubles pour les actionnaires détenant l'action depuis plus de deux ans. (Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Jean-Michel Bélot)