Les discussions ont repris sur les autoroutes-source

mercredi 1 avril 2015 15h36
 

PARIS, 1er avril (Reuters) - Les discussions entre les concessionnaires d'autoroutes et le gouvernement ont repris cette semaine, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier, après avoir marqué une pause pendant les élections départementales.

"Les négociations à trois ont repris hier (mardi), de façon intense et avec une volonté de part et d'autre d'aboutir à un accord d'ici la fin de la semaine prochaine", a déclaré la source.

Y Participent Bruno Angles, président de Macquarie France et négociateur au nom des concessionnaires autoroutiers Eiffage, Vinci et Abertis, et les directeurs de cabinet des ministres Ségolène Royal et Emmanuel Macron, Elisabeth Borne et Alexis Kohler.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès des ministères de l'Ecologie et de l'Economie ou de l'Association des sociétés françaises d'autoroutes (Asfa).

Les autoroutes font l'objet depuis l'automne dernier d'un bras de fer entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés sur la question du rééquilibrage d'un régime dénoncé comme une rente indue par l'Autorité de la concurrence. Faute d'accord, le gouvernement a gelé les tarifs de péages, qui devaient augmenter en moyenne de 0,57% au 1er février.

Un groupe de travail parlementaire chargé du dossier, après de vifs débats, a appelé début mars à une levée rapide de ce gel afin que le report des augmentations prévues n'alourdisse pas trop les tarifs dans les années suivantes. Il a écarté la menace d'une résiliation des contrats de concession en raison de son coût potentiel pour l'Etat.

Avant qu'un accord "global" puisse être annoncé, les négociateurs doivent déterminer le montant exact de la hausse qui interviendra cette année, l'augmentation prévue ou un chiffre relativement proche, ainsi que son calendrier, la date du 1er juin étant régulièrement citée.

Les discussions portent également sur la définition des niveaux de trafic en fonction desquels les concessionnaires verraient la durée de leurs concessions rabotée ou allongée.

Les opérateurs seraient prêts à retirer les recours qu'ils ont intentés contre le gel des tarifs, mais une fois l'accord mis en oeuvre, et à participer davantage au budget de l'AFITF (Agence de financement des infrastructures de transport de France) à la condition que cette contribution, qui pourrait représenter quelques centaines de millions d'euros sur la durée des concessions, soit ponctuelle et pour solde de tout compte. (Gilles Guillaume, édité par Marc Joanny et Dominique Rodriguez)