Le Russe Galtchev rejette les nouveaux termes Holcim-Lafarge

dimanche 29 mars 2015 14h37
 

ZURICH, 29 mars (Reuters) - L'homme d'affaires russe Filaret Galtchev, deuxième actionnaire d'Holcim avec 10,8% du capital du groupe suisse, rejette les nouveaux termes de la fusion entre ce dernier et le français Lafarge, rapporte dimanche un journal suisse.

Citant un proche de Filaret Galtchev, le Sonntagszeitung rapporte que l'homme d'affaires russe considère que ces termes, pourtant révisés en faveur du groupe suisse il y a 10 jours, sont "insatisfaisants et boîteux".

Le 20 mars, Lafarge et Holcim ont remis sur les rails leur projet de fusion en ramenant le ratio d'échange à 0,9 action Holcim pour une action Lafarge, au lieu de la parité, ce qui donnera à Holcim près de 56% du futur ensemble et 44% à Lafarge, contre 53%-47% dans le schéma initial.

Les deux groupes ont également dit que Bruno Lafont, actuel PDg de Lafarge, ne serait finalement pas directeur général de ce qui, le cas échéant, pourrait devenir le premier cimentier mondial avec plus de 30 milliards d'euros de chiffre d'affaires, ce qui était une autre revendication des actionnaires d'Holcim.

Mais ils n'ont pas réussi à s'entendre sur la personnalité de celui qui assurera les fonctions de directeur général du nouvel ensemble, ce qui constitue encore une menace pour une transaction qui devrait, normalement, aboutir en juillet.

Filaret Galtchev est d'avis que le nouveau ratio d'échange continue de léser les actionnaires d'Holcim, tout en disant qu'une décision devait être prise au sujet du futur directeur général, écrit encore le Sonntagszeitung.

Il fait ainsi écho aux déclarations d'Harris Associates, un autre actionnaire important d'Holcim, qui a dit vendredi vouloir savoir qui dirigera la future entité issue de la fusion avec Lafarge avant de décider s'il soutenait ou non le projet.

Harris Associates détient 3,19% du capital d'Holcim selon les données Thomson Reuters. (Thomas Atkins, Benoit Van Overstraeten pour le service français)