LEAD 1-Germanwings-Des compagnies modifient les procédures de sécurité

jeudi 26 mars 2015 20h45
 

(Actualisé avec compagnies allemandes et canadiennes)

PARIS, 26 mars (Reuters) - Plusieurs compagnies aériennes ont annoncé jeudi qu'elles imposeraient désormais la présence permanente de deux personnes dans le cockpit après les révélations sur les conditions de l'accident de l'A320 de Germanwings mardi en France.

Le syndicat de l'aviation civile allemande a indiqué que toutes les compagnies, y compris Lufthansa et sa filiale low cost Germanwings, ont décidé d'appliquer de nouvelles règles de sécurité imposant la présence de deux personnes en permanence dans la cabine de pilotage.

"Nous avons parlé avec tous nos membres des conséquences possibles. Nous allons envisager l'introduction de nouvelles procédures sans délai", a déclaré Matthias von Randow, directeur général du syndicat.

Une mesure identique a été annoncée par la ministre canadienne des Transports Lisa Raitt précisant que les principales compagnies, Air Canada et WestJet Airlines, instauraient cette nouvelle procédure immédiatement.

D'autres compagnies comme Norwegian Air et easyJet ont fait savoir qu'elles adoptaient également ces nouvelles règles.

Le copilote de l'avion qui s'est écrasé dans les Alpes avec 150 personnes à son bord a verrouillé de l'intérieur la porte du cockpit où le pilote l'avait laissé seul momentanément et a délibérément précipité l'appareil dans le massif des Alpes, selon le procureur de Marseille. (voir )

Interrogée sur les intentions du groupe Air France, une porte-parole a déclaré que la compagnie française n'avait pas encore pris de décision à ce stade mais qu'elle suivait avec attention les réflexions sur le sujet.

Le secrétaire d'Etat français aux Transports Alain Vidalies a appelé de ses voeux une initiative européenne rapide et a fait savoir sur RTL qu'il allait solliciter l'agence de sécurité européenne.

"Nous allons demander à la commissaire européenne aux Transports (Violeta Bulc, ndlr) d'organiser un débat avec les compagnies ou un travail très rapide", a-t-il dit, espèrant une réponse collective qui pourrait être "réglementaire, imposer deux personnes".

(Gregory Blachier, avec Jean-Michel Bélot)