Mr. Bricolage-Kingfisher dit considérer "toutes les options"

jeudi 26 mars 2015 16h49
 

PARIS, 26 mars (Reuters) - Kingfisher a fait savoir jeudi qu'il étudiait "toutes les options" après la volte-face de Mr.Bricolage concernant leur projet de fusion.

Le spécialiste français du bricolage conteste les cessions de magasins proposées par le britannique à l'Autorité de la concurrence.

"Sans l'accord de Mr. Bricolage et de l'ANPF (son principal actionnaire), il ne peut pas y avoir de feu vert des autorités de la concurrence à la finalisation de l'opération", note Kingfisher dans un communiqué.

Mr. Bricolage, qui était entré en négociations exclusives avec Kingfisher en avril 2014 pour être racheté par ce dernier, s'est rétracté, estimant que les propositions de Kingfisher entraîneraient la fermeture d'"un nombre très élevé" de magasins Mr Bricolage.

Environ 60 magasins seraient menacés sur un total de 797 (en franchise pour l'essentiel), un chiffre supérieur à ce qui était anticipé dans le camp français, selon une source proche du dossier.

Kingfisher, propriétaire de Castorama et Brico Dépôt en France et de B&Q au Royaume-Uni, est le numéro un européen du bricolage et de l'aménagement intérieur.

Avec une part de marché de 12%, Mr Bricolage occupe aujourd'hui la troisième place d'un marché évalué à 20 milliards d'euros, derrière Adeo (35%), propriété de la famille Mulliez (Leroy Merlin, Bricoman) et Kingfisher (34%).

La cotation de Mr. Bricolage reste suspendue à la Bourse de Paris depuis lundi, sur un dernier cours de 14,50 euros.

A la Bourse de Londres, le titre Kingfisher cédait 1,6% à 358,4 pence vers 16h40. (Pascale Denis, édité par Jean-Michel Bélot)