Coca ne convainc pas sur l'expropriation des terres-experts

mercredi 25 mars 2015 13h12
 

* Coca doit davantage contrôler ses fournisseurs-experts

* Le groupe américain renouvelle son engagement de tolérance zéro

* Des critiques au Guatemala et au Cambodge

WASHINGTON, 25 mars (Thomson Reuters Foundation) - Coca-Cola a pris une bonne initiative en interdisant toute expropriation de terres le long de sa chaîne d'approvisionnement, mais le groupe de boissons gazeuses devra travailler davantage pour prouver que ses embouteilleurs et ses fournisseurs de sucre ne violent pas les droits fonciers, ont dit des experts en développement à la marque américaine.

Le géant américain a déclaré il y a deux ans que l'accaparement des terres était inacceptable et que, en tant qu'important acheteur de sucre, il s'engageait à protéger les droits fonciers des communautés locales, en procédant notamment à une évaluation de ses principaux fournisseurs de sucre de canne dans 16 pays d'ici 2020.

Dans le premier de ces rapports publiés au début du mois, Coca-Cola a dit n'avoir pas trouvé de preuves de violations des droits fonciers de la part des cinq moulins à sucre au Guatemala où le groupe s'approvisionne.

Ces conclusions ont toutefois soulevé des questions à l'occasion d'une conférence de la Banque mondiale sur les terres et la pauvreté, étant donné la longue et souvent violente histoire des conflits fonciers et des abus des droits de l'homme enregistrés au Guatemala.

Karol Boudreaux, experte en foncier au cabinet de conseil Cloudburst Group, juge le rapport trop superficiel car il s'appuie sur les propos des opérateurs des usines sucrières, sans chercher à se pencher en profondeur sur leurs méthodes d'acquisition de terrains.

"Comment les propriétaires ont-ils acquis les titres fonciers? Quelles communautés ont été consultées? Ont-elles été indemnisées pour leurs terres? Le titre des femmes a-t-il été pris en compte?", s'est demandée mardi Karol Boudreaux lors de la conférence de la Banque mondiale.   Suite...