Un ton apaisé pour la première visite d'Alexis Tsipras à Berlin

lundi 23 mars 2015 19h57
 

BERLIN, 23 mars (Reuters) - Le Premier ministre grec Alexis Tsipras, lors de sa première visite lundi à Berlin en tant que chef de gouvernement, a dit espérer un "nouveau départ" dans les relations entre son pays et l'Allemagne.

Après un entretien avec la chancelière Angela Merkel, il a souhaité la fin des "stéréotypes" qui font du mal, a-t-il dit, tant aux Grecs qu'aux Allemands.

Lors d'une conférence de presse commune, Angela Merkel a souligné pour sa part que l'Allemagne considérait comme des égaux tous ses partenaires européens et voulait entretenir de bonnes relations avec eux, y compris avec les Grecs.

"Même si 80 millions de personnes vivent en Allemagne et si nous sommes la plus forte économie de l'Union européenne, cette Europe est bâtie sur le principe de l'égalité entre tous les pays membres", a-t-elle dit.

L'Allemagne, a-t-elle poursuivi, veut que la Grèce retrouve la croissance économique, ce qui fera baisser le chômage, mais cela requiert des réformes structurelles et des finances publiques solides.

"Nous voulons que la Grèce soit forte économiquement, nous voulons que la Grèce connaisse la croissance et, surtout, qu'elle puisse vaincre un chômage si élevé", a-t-elle ajouté.

Les discussions avec Alexis Tsipras, a souligné la chancelière, ont signalé "une soif de coopération" entre la Grèce et l'Allemagne, même si des divergences demeurent.

Le Premier ministre grec a écrit la semaine dernière à Angela Merkel pour l'avertir qu'il serait "impossible" pour son pays d'assurer le service de sa dette dans les prochaines semaines sans aide financière supplémentaire.

Pour obtenir le déblocage des aides financières attendues, Athènes doit présenter à l'Eurogroupe des ministres des Finances de la zone euro une liste détaillée de réformes structurelles, conformément à l'accord conclu le mois dernier à Bruxelles sur la prolongation de quatre mois de l'aide internationale.   Suite...