USA-Un tribunal autorise Citi à verser des intérêts argentins

lundi 23 mars 2015 07h55
 

BUENOS AIRES, 23 mars (Reuters) - Citigroup a annoncé dimanche qu'elle était autorisée à procéder à deux versements d'intérêts sur la dette argentine, évolution susceptible d'apaiser la tension entre le pays sud-américain et la banque américaine.

Un tribunal américain a décidé vendredi qu'il n'empêcherait pas Citigroup de respecter ses obligations de versement d'intérêts sur des emprunts émis suivant le droit argentin, aux échéances des 31 mars et 30 juin, précise la banque.

Le tribunal a ajouté qu'il ne comptait pas empêcher la banque de cesser son activité de conservation de titres en Argentine, comme elle en a annoncé l'intention, au grand dam de Buenos Aires qui menace de lui retirer sa licence professionnelle locale si elle persiste.

La banque américaine, chargée de la conservation de certaines obligations argentines, est prise dans le bras de fer que se livrent l'Argentine et certains fonds spéculatifs américains.

La décision de Citigroup de se retirer de la conservation de titres est un coup dur pour l'Argentine, qui tente de revenir sur le marché obligataire et de s'entendre avec ses créanciers après un défaut sur 100 milliards de dollars de dette remontant à 2002.

La plupart des créanciers du pays ont accepté d'échanger leurs obligations en défaut contre de nouveaux titres fortement décotés mais un groupe réfractaire de fonds spéculatif continue de refuser cet arrangement.

Dans un arrêté du 12 mars, le juge Thomas Griesa, qui instruit le dossier du contentieux entre Buenos Aires et les réfractaires, avait ordonné à Citigroup de ne pas procéder au versement de 3,7 millions de dollars d'intérêts dûs le 31 mars sur des obligations émises conformément au droit argentin.

Le juge avait précédemment bloqué des versements sur des obligations émises suivant le droit anglo-saxon. Sa décision avait provoqué un nouveau défaut de l'Argentine le 31 juillet.

(Nicolas Misculin, avec Jonathan Stempel à Ne York, Wilfrid Exbrayat pour le service français)