EDF-L'Etat ouvert à une prolongation du parc nucléaire-presse

vendredi 20 mars 2015 10h22
 

PARIS, 20 mars (Reuters) - Le gouvernement a acté que la durée de vie d'une partie au moins du parc nucléaire français pourrait être prolongée au-delà de quarante ans et ouvre la voie à un allongement de la durée d'amortissement des centrales, rapporte vendredi Les Echos.

Selon une lettre de mission envoyée en janvier au PDG d'EDF Jean-Bernard Lévy, citée par le quotidien, l'exécutif indique que le projet industriel du groupe reposera sur une mise en oeuvre "progressive" du programme d'investissement dit "de grand carénage", "en adaptant en conséquence la durée d'amortissement du parc électronucléaire".

Jean-Bernard Lévy a déclaré en début d'année que le groupe était confiant dans sa capacité à prolonger la durée de vie des centrales nucléaires françaises de 40 à 50 ans, voire 60 ans, et a confirmé que le programme d'investissement dans le parc français devrait atteindre 55 milliards d'euros d'ici à 2025.

L'enjeu financier est considérable pour le groupe dans la mesure où un amortissement de ses centrales françaises sur une durée plus longue que 40 ans aurait mécaniquement pour effet d'améliorer ses comptes.

Toujours selon Les Echos, l'Etat demande aussi à EDF d'assurer "une maîtrise renforcée des coûts de production, de commercialisation et de gestion", mais ne se prononce pas sur la question des tarifs.

EDF a redit en février son souhait d'obtenir en France des hausses de tarifs lui permettant de couvrir ses coûts et d'investir.

L'électricien public, dont l'Etat détient 84,5% du capital, a dans le même temps annoncé des mesures d'économies devant lui permettre d'atteindre son objectif de générer un flux de trésorerie (cash-flow) positif en 2018 après dividendes (hors projet Linky).

L'Etat, selon la lettre citée par Les Echos, veut en outre qu'EDF veille à "maintenir une rémunération appropriée de actionnaires" tout en soulignant la nécessaire maîtrise de l'endettement financier du groupe.

EDF se doit aussi d'améliorer les performances de ses 58 réacteurs, dont la disponibilité avait atteint un point bas en 2013 avant de se redresser l'an dernier.   Suite...