La Grèce, isolée, réaffirme ne plus vouloir d'aide

samedi 7 février 2015 00h14
 

* Réunion exceptionnelle de l'Eurogroupe mercredi

* Dijsselbloem évoque une date butoir du 16 février pour une demande de prolongement du plan d'aide

* S&P a déclassé la note grecque, Moody's l'a mise sous surveillance négative (Actualisé avec déclarations de Dijsselbloem, celles d'un responsable gouvernemental grec, les agences de notation)

par Jan Strupczewski

BRUXELLES, 6 février (Reuters) - Le nouveau gouvernement grec, isolé lors de sa première réunion à haut niveau de la zone euro jeudi et mis sous pression par la Banque centrale européenne (BCE) mercredi, a réaffirmé vendredi qu'elle ne voulait plus d'aide conditionnée de la part de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI).

Un responsable gouvernemental grec a précisé que la Grèce souhaitait simplement un "accord relais" avec ses créanciers, lui permettant de continuer à se financer jusqu'à ce qu'Athènes soit en mesure de présenter son programme de désendettement, mais "pas une nouvelle aide, avec des conditions, des inspecteurs, etc."

Ce dernier a ainsi réaffirmé la position du gouvernement grec alors que Jeroen Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe, a dramatisé les enjeux en disant qu'Athènes avait jusqu'au 16 février pour demander un prolongement de son programme d'aide, faute de quoi le soutien financier de la zone euro n'était plus assuré.

De leur côté, les agences de notation Standard & Poor's et Moody's ont enfoncé le clou, la première en abaissant sa note et la seconde en plaçant la sienne sous surveillance en vue d'un abaissement au nom des incertitudes entourant l'issue des négociations entre la Grèce et ses créanciers.

Jeudi soir, une réunion préparatoire de hauts responsables de la zone euro n'avait permis aucune avancée car les positions d'Athènes et celles des autres pays étaient visiblement irréconciliables.   Suite...