GB/Indicateurs-La confiance du consommateur reste élevée

vendredi 27 février 2015 08h38
 

LONDRES, 27 février (Reuters) - Les principaux indicateurs
macro-économiques britanniques publiés ce mois-ci :
    
    * NIVEAU DE CONFIANCE ÉLÉVÉ DU CONSOMMATEUR EN FÉVRIER
    27 février - La confiance du consommateur britannique s'est
maintenue à un niveau élevé en février, la baisse de l'inflation
et l'augmentation des salaires ayant rendu les Britanniques plus
confiants sur leur pouvoir d'achat, montre vendredi une étude du
cabinet GfK.
    L'indice de confiance de GfK s'est établi à +1 sur le mois
en cours, égalant le chiffre de janvier qui était le niveau le
plus important depuis août dernier. Les économistes interrogés
par Reuters attendaient un chiffre légèrement plus élevé à +2. 
    Le sous-indice mesurant la confiance sur les finances
personnelles au cours des 12 prochains mois a progressé pour
atteindre son niveau le plus élevé depuis mai 2014. 
    
    * BAISSE DE L'INVESTISSEMENT AU T4, PIB CONFIRMÉ À +0,5%
    26 février -  L'investissement des entreprises britanniques
a accusé sa plus forte baisse en près de six ans au dernier
trimestre de 2014, affecté par la réduction des investissements
du secteur pétrolier à la suite de la chute des cours du baril
de brut.
    Comme annoncé en première estimation, le produit intérieur
brut (PIB) du quatrième trimestre a augmenté de 0,5%, en
ralentissement par rapport à la croissance du troisième
trimestre qui était à 0,7%, selon la deuxième estimation de
l'Office nationale de la statistique (ONS) publiée jeudi.
    Il s'agit du taux de croissance trimestriel le plus faible
en un an.
    En variation annuelle, le PIB a augmenté de 2,7%, également
inchangé par rapport à la première estimation de l'ONS.
    La croissance sur l'ensemble de l'année 2014, à 2,6%,
affiche son rythme le plus soutenu des sept dernières années.
    L'investissement des entreprises a baissé de 1,4% au
quatrième trimestre par rapport au troisième, après avoir
diminué de 1,2% sur la période juillet-septembre.
    Les dépenses des ménages ont en revanche progressé de 2,2%
en variation annuelle, à leur rythme le plus rapide depuis le
début de 2008, avant la crise financière.
    
    Tableau 
    
    * BAISSE UN PEU PLUS FORTE QUE PRÉVU DES VENTES AU DETAIL 
    20 février - Les ventes au détail ont baissé de 0,3% en
janvier, alors qu'elles avaient augmenté de 0,2% en décembre et
que le consensus Reuters les donnaient en recul de 0,2%.
    Annuellement, les ventes au détail ont augmenté de 5,4%,
bien en deçà du consensus Reuters qui les donnait en hausse de
5,9%.
    Les ventes au détail avaient augmenté fortement durant les
deux derniers mois de 2014, dopées par l'instauration d'un
"Black Friday" à l'américaine et par une hausse des achats
d'essence à la faveur de la chute des cours pétroliers.
    
    Tableau: 
    
    * AMÉLIORATION DES FINANCES PUBLIQUES EN JANVIER
    20 février - Les recettes de l'impôt sur le revenu ont
sensiblement augmenté en janvier, donnant le plus gros excédent
budgétaire en sept ans, a annoncé l'Office national de la
statistique vendredi.
    L'excédent hors secteur bancaire est de 8,8 milliards de
livres, en hausse de 35% sur un an mais un peu en retrait sur le
consensus Reuters qui donnait 9,0 milliards.
    Les recettes fiscales de l'impôt sur le revenu et de l'impôt
sur les plus-values ont augmenté de 6,1% annuellement.
    Les emprunts sur 10 mois de l'exercice budgétaire ont
diminué de 7,5% à 74 milliards de livres.
    Les projections budgétaires de décembre donnent des emprunts
en baisse de 6% sur l'exercice 2014/2015 à 91,3 milliards de
livres, soit 5,1% du PIB.
    
    Tableau:    
    
    * BAISSE PLUS FORTE QUE PRÉVU DU CHÔMAGE EN JANVIER
    18 février - Le nombre de personnes touchant des allocations
chômage a baissé plus que prévu en janvier et la croissance des
salaires a de nouveau dépassé l'inflation, montrent les données
publiées mercredi par l'Office de la statistique nationale
(ONS). 
    Ce nombre a diminué de 38.600, alors que les économistes
attendaient en moyenne une diminution de 25.000.
    Au sens du Bureau international du travail, le taux chômage
est ressorti à 5,7% sur la période octobre-décembre. Les
économistes interrogés par Reuters attendaient un taux de
chômage inchangé à 5,8%.
    La rémunération hebdomadaire moyenne, y compris les primes,
a progressé de 2,4% sur un an à fin décembre contre +1,9% à fin
novembre. C'est le quatrième mois de croissance des salaires
supérieure à l'inflation alors que les premiers avaient été à la
traîne de la seconde pendant les cinq années précédentes. 
    Au cours des trois derniers mois de 2014, le salaire moyen
hebdomadaire, hors primes, a progressé de 1,7%, soit légèrement
en deçà des attentes des économistes interrogés par Reuters et à
un rythme un peu plus faible que les 1,8% enregistrés sur la
période septembre-novembre.
    En intégrant les primes, le salaire global a augmenté plus
vite que prévu, de 2,1% au quatrième trimestre 2014, après une
croissance de 1,8% sur la période septembre-novembre. 

    Tableau 
    
    * L'INFLATION RALENTIT À 0,3% EN JANVIER, DU JAMAIS VU
    17 février - L'inflation britannique au niveau des prix à la
consommation a ralenti en janvier pour toucher son plus bas
niveau depuis le début des relevés en 1989, selon les données
officielles publiées mardi.
    Le taux annuel d'inflation est tombé à 0,3% le mois dernier,
comme attendu par les économistes interrogés par Reuters, contre
0,5% en décembre. Sur un mois, les prix ont chuté de 0,8% après
une hausse de 0,2% en décembre.
    La décélération de l'inflation reflète surtout la chute des
cours du brut, tombés en janvier à un plus bas de six ans, mais
aussi une baisse des prix des denrées alimentaires.
    L'Office de la statistique nationale (ONS) a souligné que
l'inflation était au plus bas depuis 1960, en utilisant des
modèles antérieurs à son indice des prix actuel.
    A moins de trois mois des prochaines élections législatives,
c'est une bonne nouvelle pour le pouvoir en place puisque le bas
niveau des prix accroît le pouvoir d'achat des ménages et
pourrait inciter la Banque d'Angleterre à repousser le début de
son cycle de hausse des taux. Hors énergie, alimentation, alcool
et tabac, le taux d'inflation a cependant augmenté à 1,4% contre
1,3% en décembre.
    Tableau 
       
    * RECUL INATTENDU DE LA PRODUCTION INDUSTRIELLE
    10 février - La production industrielle a encore ralenti en
décembre, affectée par des travaux d'entretien dans les
gisements pétroliers et gazier en Mer du Nord, nouveau signe
d'essoufflement de la reprise à la fin de l'an dernier.
    Selon des chiffres de l'Office des statistiques publiés
mardi, la production industrielle a fléchi de 0,2% sur un mois
alors que les économistes attendaient une croissance de 0,1%
après une stagnation en novembre.
    Pour l'ensemble du quatrième trimestre, la production
industrielle a augmenté de 0,1%, une évolution meilleure que la
baisse de 0,1% annoncée par l'ONS dans sa première estimation.
    Toutefois, l'ONS a précisé que cette révision n'était pas
suffisante pour annoncer une révision en hausse de la croissance
du produit intérieur brut de 0,5% lors de la deuxième estimation
du PIB du quatrième trimestre, prévue le 26 février.
    L'économie britannique a crû de 2,6% l'an dernier, le rythme
le plus rapide parmi les grandes économies avancées, mais a
perdu de son dynamisme en fin d'année, y compris dans le secteur
manufacturier, exposé à la baisse de la demande en zone euro.
    Mais depuis, des signes sont apparus indiquant que la baisse
du prix du pétrole pourrait apporter un regain de croissance. 
    Un groupe de réflexion a estimé mardi que l'économie
britannique devrait connaître sa plus forte croissance en près
de 10 ans en 2015, grâce à la baisse du pétrole qui dégage du
pouvoir d'achat pour la consommation d'autres produits. 
    Par rapport à l'an dernier, le production manufacturière a
crû de 2,4%, un léger ralentissement par rapport au rythme revu
en hausse de 3,0% du mois de novembre.
    Tableau 
    
    * LE DÉFICIT COMMERCIAL AUGMENTE PLUS QUE PRÉVU EN DÉCEMBRE
    6 février - Le déficit commercial britannique s'est creusé
plus que prévu en décembre en raison notamment d'une
augmentation des importations et de la chute du cours du
pétrole.
    Le déficit marchand a atteint 10,154 milliards de livres
(13,582 milliards d'euros) en décembre après 9,283 milliards en
novembre, montrent les données publiées vendredi par l'Office 
des statistiques nationales.
    Les économistes attendaient un déficit commercial à 9,1
milliards de livres en décembre.
    Les exportations ont augmenté de 0,1% et les exportations de
2,7%, en raison notamment d'un bond de 40% des importations de
pétrole.
    Sur l'ensemble du quatrième trimestre, le déficit commercial
se réduit le plus fortement depuis trois ans, de 2,2 milliards
de livres, à 29,4 milliards.
    Le commerce devrait contribuer de manière positive au
produit intérieur brut au troisième trimestre après l'avoir
amputé de 0,2 point sur les trois mois précédents, a déclaré une
responsable de l'ONS.
    Tableau de la statistique 

 (Andy Bruce; Claude Chendjou pour le service français, édité
par Marc Angrand)