February 5, 2015 / 11:21 AM / 2 years ago

LEAD 1-Grèce-La décision de la BCE impose de trouver un accord-Hollande

3 MINUTES DE LECTURE

* Les Grecs doivent présenter leur programme de réformes

* Les Européens doivent rester unis pour l'euro et l'Europe

* La France contribuera à un accord respectant les engagements (Actualisé avec éléments complémentaires)

PARIS, 5 février (Reuters) - La décision de la Banque centrale européenne mercredi sur la dette grecque place les Etats devant leurs responsabilités, en particulier le gouvernement grec qui doit rapidement préciser son programme de réformes, a déclaré jeudi François Hollande.

Le président français a insisté à cet égard sur l'obligation d'unité européenne et le nécessaire compromis permanent entre la France et l'Allemagne.

La France est capable de parler aux uns et aux autres et de les "unir", a-t-il dit lors d'une conférence de presse, rejetant l'idée d'une "Europe des riches contre l'Europe des pauvres", "l'Europe du nord contre l'Europe du sud" et une "Europe de gauche" contre une "Europe de droite".

La France contribuera à un accord avec la Grèce, dans le respect des engagements pris par cette dernière, a-t-il dit.

"La Grèce est un défi, le défi n'est pas nouveau, la situation est connue depuis quatre ans", a déclaré François Hollande. "L'austérité qui lui a été imposée a suscité un rejet, rejet du peuple grec, mais pas un rejet de l'euro, pas un rejet de l'Europe."

"Le rôle de la France est de trouver une solution, de contribuer à un accord mais dans le respect, respect du vote des Grecs mais respect des règles européennes et respect des engagements. C'est sur ces bases-là que je travaille avec nos partenaires européens", a-t-il ajouté.

Selon le président français, "ce travail doit être engagé rapidement, vous avez sans doute appris que la Banque centrale européenne avait pris une décision, hier tard".

La BCE a annoncé contre toute attente qu'elle mettait fin à l'éligibilité des titres d'Etat grecs à ses opérations de refinancement des banques grecques, une décision qui reporte sur la banque centrale d'Athènes le poids de leur financement et isole la Grèce à moins qu'elle ne parvienne à un accord avec ses créanciers.

"Elle a des conséquences cette décision, elle renvoie sur les Etats, sur les gouvernements les responsabilités et c'est bien légitime, c'est aux Etats, aux gouvernements, bientôt à ce qu'on appelle l'Eurogroupe, de prendre ces décisions. Elle dit aussi au gouvernement grec qu'il doit annoncer un cadre pour ses réformes", a ajouté François Hollande.

Il a à ce propos souligné que les autorités grecques ne demandaient pas l'annulation de la dette mais une renégociation. (Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)

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