** LE POINT SUR LES MARCHÉS avant l'ouverture en Europe **

jeudi 5 février 2015 07h52
 

PARIS, 5 février (Reuters) - Les principales Bourses européennes sont
attendues en nette baisse jeudi à l'ouverture, sous le coup d'un regain
d'inquiétudes concernant la dette grecque et de rechute des cours du brut.
    D'après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien 
pourrait perdre jusqu'à 1,3% à l'ouverture, le Dax à Francfort 1% et le
FTSE à Londres 0,7%. 
    A la Bourse de Tokyo, le Nikkei a perdu près de 1% après en avoir gagné
presque 2% mercredi, signe que la décision de la Banque centrale européenne,
annoncée mercredi soir, de ne plus accepter les obligations d'Etat grecques en
échange de ses opérations de financement provoque un regain d'aversion au risque
chez les investisseurs.
    Avec cette décision, la BCE porte sur la banque centrale grecque le poids du
financement des banques grecques et isole le pays à moins qu'il ne parvienne à
un accord avec ses créanciers. 
    Cela risque de plomber la Bourse d'Athènes, qui a rebondi de 17,5% depuis le
début de la semaine, ayant ainsi plus que refait le terrain perdu (-14,1%) la
semaine précédente dans la foulée de la victoire du parti anti-austérité Syriza
aux élections legislatives du 25 janvier.
    Un autre actif financier très volatil ces derniers temps est le pétrole. Le
Brent a rechuté de 6,5% mercredi et le brut léger américain de plus de 8,5%
alors que les deux cours de référence de l'or noir avaient bondi de près de 20%
sur les quatre séances précédentes. Jeudi matin, ils perdaient encore près de
2%, une évolution qui risque de peser sur le compartiment énergétique.
    La Bourse de New York a d'ailleurs terminé en légère baisse mercredi, après
deux séances en nette hausse, affectées par la rechute des cours du pétrole et
un indicateur décevant sur le marché de l'emploi. L'indice regroupant les
Bourses d'Asie (hors Japon) et du Pacifique cède de son côté
0,1% jeudi après avoir gagne 1% la veille.
    La décision de la banque centrale chinoise de baisser son ratio de réserves
obligatoires, mesure censée relancer l'activité de crédit dans le pays, n'a donc
guère eu d'effet sur l'évolution des places financières. 
    Dans ce contexte d'incertitudes, les valeurs jugées sûres sont recherchées,
à l'instar du dollar et de l'or. L'euro se stabilise (-0,03%) par rapport au
billet vert après avoir souffert la veille dans la foulée de la décision de la
BCE sur la Grèce.
    La journée sera marquée par une batterie de résultats européens ainsi que
par la décision de politique monétaire de la Banque d'Angleterre ou encore les
prévisions économiques d'hiver de la Commission européenne.
    
    PRINCIPAUX INDICATEURS A L'AGENDA DU 5 FÉVRIER 
 PAYS  GMT   INDICATEUR                     PÉRIODE      CONSENSUS   PRÉCÉDENT
 DE    07h00 Commandes à l'industrie        décembre       +1,5%       -2,4%
 GB    12h00 Décision de politique monétaire
 US    13h30 Inscriptions chômage      semaine du 31/01   290.000     265.000
       13h30 Productivité (1ère estimation) T4             +0,5%       +2,3%
             Coûts du travail                              +1,0%       -1,0%
       13h30 Balance commerciale (dollars)  décembre      -38,0 mds   -39,0 mds
 

    VALEURS À SUIVRE
    * BNP PARIBAS a prévenu jeudi que la situation économique et le
relèvement programmé de la fiscalité du secteur bancaire allaient peser sur ses
performances après avoir publié un résultat annuel logiquement plombé par son
contentieux aux Etats-Unis. 
    * SANOFI a fait état jeudi d'une accélération de sa croissance au
quatrième trimestre, la baisse de l'euro face au dollar ayant produit un effet
positif sur la période, les effets de changes restant néanmoins négatifs sur
l'ensemble de 2014.    
    * DASSAULT SYSTÈMES a annoncé jeudi viser pour 2015 une marge
opérationnelle stable et un bénéfice net par action en hausse, après avoir subi
l'impact négatif conjugué des effets de change et de l'intégration
d'acquisitions.    
    * SWISSCOM a annoncé jeudi s'attendre à un recul de son bénéfice
d'exploitation cette année, sous l'effet de l'appréciation du franc suisse,
d'une hausse des coûts liés aux retraites et d'une baisse de ses cessions
immobilières. 
    
    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 

 (Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Véronique Tison)