La dette grecque, publique comme privée, a ses partisans

jeudi 5 février 2015 17h41
 

* Athènes n'a pas de problème d'endettement - Japonica Partners

* La firme d'investissement parie toujours sur la dette grecque

* Certaines dettes privées grecques aussi très attractives-gérant

LONDRES/PARIS, 5 février (Reuters) - Le retour des inquiétudes sur la dette grecque, alimenté par les velléités de renégociation du nouvel exécutif arrivé aux affaires à Athènes et par les réticences des créanciers internationaux, laisse la firme d'investissement Japonica Partners de marbre.

Installée à Providence dans l'Etat de Rhode Island, aux Etats-Unis, Japonica Partners avait défrayé la chronique en juin 2013 en proposant de racheter pour 2,9 milliards d'euros de dette grecque, portant ce montant à 4 milliards d'euros le mois suivant.

La boutique d'investissement fondée par Paul Kazarian, un ancien banquier de Goldman Sachs qui s'était fait un nom dans les années 90 avec la restructuration musclée du groupe américain de petit électroménager en faillite Allegheny International, avait alors proposé de reprendre la dette publique grecque à moins de 50% de sa valeur de marché.

L'opération s'étant déroulée de gré à gré et Japonica n'étant pas enregistrée auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC), il est difficile de déterminer l'ampleur de son portefeuille de titres publics grecs.

La flambée des rendements de la dette d'Athènes, après l'arrivée au pouvoir du parti de la gauche radicale Syriza, à des niveaux qu'on n'avait plus vus depuis 2012 n'a toutefois pas modifié les convictions de Japonica.

"Nous sommes des détenteurs à long terme et nous ne ménagerons pas nos efforts pour que justice soit rendue à la Grèce", écrit Christopher Magarian, son directeur financier dans un courriel à Reuters.   Suite...