** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la clôture en Europe **

mardi 3 février 2015 18h22
 

PARIS, 3 février (Reuters) - Les Bourses européennes ont fini en hausse
mardi à la faveur de la remontée des cours du pétrole et de l'espoir d'une
restructuration de la dette grecque, Athènes semblant adopter une position plus
conciliante vis-à-vis de ses créanciers.
    À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 50,23 points, soit 1,09%,
à 4.677,90 points. Le Footsie britannique a pris 1,32% et le Dax
allemand 0,58%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a gagné
1,31% et le FTSEurofirst 300 0,72%.
    Le gouvernement grec a renoncé à demander un effacement de la dette du pays
et propose désormais d'échanger les obligations détenues par la Banque centrale
européenne (BCE) et le secteur public contre des obligations indexées sur la
croissance et des obligations perpétuelles, a dit une source lundi. De fait, le
projet grec, qui permettrait à Athènes de lier le fardeau de sa dette à sa
croissance économique, a semblé enthousiasmer les marchés financiers mais les
réactions des décideurs politiques sont bien plus prudentes et les discussions
entre Athènes et ses partenaires risquent d'être délicates. 
    Au moment de la clôture en Europe, les marchés américains étaient également
dans le vert, le Dow Jones gagnant plus de 1%, le S&P-500 0,67% et
le Nasdaq 0,20%. 
   La Bourse d'Athènes a terminé en hausse de 11,27%, son gain le plus
élevé en pourcentage depuis juin 2012. Elle est portée par le rebond des banques
National Bank of Greece, Bank of Piraeus et Eurobank Ergasi
, qui forment le trio gagnant du Stoxx 600 avec une
progression de près de 20% chacune. 
    Dans ce climat d'optimisme relatif vis-à-vis de la dette grecque, le
rendement de l'emprunt grec à 10 ans a reculé de plus d'un point à
10,37%. Les rendements ont baissé sur l'ensemble du marché obligataire de la
zone euro, y compris celui du Bund à 10 ans qui a touché un point
bas de 0,312%, passant sous le rendement de l'équivalent japonais 
pour le première fois de son histoire. 
    Sur le marché des changes, l'évolution de la situation grecque profite
également à l'euro qui se rapproche de 1,15 dollar (+1,23%).
    Le dollar australien en revanche est à un plus bas de près de six
ans face au billet vert, après la baisse de 25 points de base du taux
d'intervention de la banque centrale australienne, à 2,25%. 
    Les cours du pétrole poursuivent leur rebond avec un baril de Brent de la
mer du Nord au-dessus des 56 dollars. Le pétrole tire partir de l'annonce de BP
, à la suite d'autres compagnies, d'une réduction de ses dépenses
d'investissements cette année. 
    Certains investisseurs parient ainsi que l'or noir a touché son plancher et
ne peut que repartir à la hausse.
    Le rebond du brut contribue à la hausse du secteur pétrolier (3,53%)
et de celui des ressources de base (3,6%), qui ont signé les deux
meilleures performances du Stoxx 600, devant les bancaires (2,50%).
    Aux valeurs, la banque espagnole Santander a pris 4,60% après un
bond de près de 70% de son bénéfice au quatrième trimestre grâce notamment à une
baisse des charges pour créances douteuses. 
    A Paris, Société générale a fini en tête avec un gain de 4,60%,
tandis que BNP Paribas et Crédit agricole ont pris
respectivement 2,56% et 3,24%.
    En revanche, les groupes allemands E.ON et RWE ont
perdu respectivement 3,92% et 4,55% après un avis rendu à la Cour de justice de
l'Union européenne (CJUE) selon lequel la taxe sur le combustible nucléaire
imposée dans leur pays est conforme au droit européen. 

    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 
        

 (Claude Chendjou pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)