** LE POINT SUR LES MARCHÉS avant l'ouverture en Europe **

lundi 2 février 2015 08h12
 

PARIS/LONDRES, 2 février (Reuters) - Les Bourses européennes sont attendues
en légère baisse lundi à l'ouverture, après leurs très bonnes performances de
janvier, affectées par la contraction de l'activité industrielle en Chine, après
le ralentissement de la croissance aux Etats-Unis.
    En Chine, l'indice définitif des directeurs d'achats (PMI) calculé par HSBC
pour le mois de janvier, publié lundi, est tombé à 49,7, juste au-dessous de la
barre des 50 qui sépare la croissance de la contraction de l'activité. 
    Ce chiffre confirme l'enquête du Bureau national des statistiques publiée
dimanche selon lequel l'activité manufacturière s'est contractée, contre toute
attente, pour la première fois en près de deux ans et demie et les entreprises
ne se montrent guère optimistes pour leurs perspectives. 
    Vendredi, le département du Commerce américain a annoncé un net
ralentissement de la croissance du PIB aux Etats-Unis au quatrième trimestre, à
2,6% contre 5,0% au troisième, selon sa première estimation. 
    L'incertitude autour de la dette grecque pèse aussi sur la tendance.
    Le nouveau gouvernement grec a entamé dimanche sa campagne pour la
renégociation des accords sur la réduction de sa dette et commencé à revenir sur
les mesures d'austérité imposées par ses créanciers. 
    D'après les premières indications disponibles, l'indice CAC 40 parisien
 pourrait perdre jusqu'à 0,1% à l'ouverture, le Dax à Francfort 
0,3% et le FTSE à Londres 0,1%. 
    La Bourse de Tokyo a fini en baisse de 0,66%, affectée par les indicateurs
économiques décevants en Chine et aux Etats-Unis et les résultats moins bons que
prévu de Seiko Epson et Konica Minolta. 
    Wall Street a terminé vendredi en recul de près de 1,5%, sous le coup de la
publication du PIB américain et des craintes des conséquences d'une possible
instabilité dans la zone euro en raison de la Grèce. 
    Après avoir subi en janvier sa plus mauvaise performance mensuelle en un an,
Wall Street pourrait continuer de souffrir début de février en raison de
l'éventuel impact de résultats trimestriels de grands noms du secteur pétrolier
dans un contexte d'effondrement des cours du brut. 
    Aux valeurs, Lafarge et Holcim devrait être au centre de
l'attention après avoir confirmé la cession d'un ensemble d'actifs au groupe
irlandais CRH pour une valeur d'entreprise de 6,5 milliards d'euros dans
le cadre du projet de fusion des cimentiers français et suisse. 
    Le Brent retombe lourdement, de 2,4%, après ses gains de vendredi.
    Après la Chine, les investisseurs attendent les indices PMI Markit du
secteur manufacturier pour le mois de janvier en Europe ce matin, puis aux
Etats-Unis, avec l'indice ISM manufacturier et la consommation des ménages.
        
    VALEURS À SUIVRE
    * LAFARGE et Holcim ont confirmé un accord de cession
d'un ensemble d'actifs au groupe irlandais CRH pour une valeur
d'entreprise de 6,5 milliards d'euros dans le cadre du projet de fusion des
cimentiers français et suisse.  
    * RYANAIR HOLDINGS a relevé sa prévision de bénéfice d'exploitation
annuel pour la troisième fois en autant de mois sous l'effet de la réduction des
coûts et d'une hausse du trafic, mais la compagnie aérienne à bas coût a dit
attendre une croissance modeste des bénéfices l'an prochain à cause de la baisse
des tarifs.   
    * VINCI, EIFFAGE - Moody's a écrit vendredi que la
décision du gouvernement de suspendre la hausse des tarifs autoroutiers prévue
le 1er février et la poursuite des discussions sur le régime des concessions ont
"un impact négatif sur les créances du secteur".    
    * EURAZEO - Moody's a placé sous revue la note de crédit d'Elis
IPO-ELI.PA en vue d'un possible relèvement ("under review for upgrade") à la
suite de l'annonce par le spécialiste de la blanchisserie industrielle de son
introduction en Bourse le 11 février.   
    * NUMERICABLE - Altice a bouclé vendredi à des
rendements très bas les emprunts d'un montant total équivalent à 5,3 milliards
de dollars (4,7 milliards d'euros), en profitant d'une demande de près de 60
milliards de dollars.    
    
    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 

 (Juliette Rouillon pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)