** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la clôture en Europe **

jeudi 29 janvier 2015 18h23
 

PARIS/LONDRES, 29 janvier (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en
légère hausse jeudi, à l'exception de Londres, affectées par de médiocres
résultats trimestriels et la chute des secteurs miniers et de l'énergie mais
soutenues par le rebond spectaculaire des banques grecques après leur chute du
début de semaine.     
    Le dollar a accentué ses gains alors que la Réserve fédérale a fait des
déclarations optimistes sur l'économie américaine mercredi, semblant maintenir
le cap vers un premier relèvement de ses taux cette année. 
    La fermeté du dollar a contribué à ramener les cours du pétrole vers ses
plus bas en six ans et pesé sur l'or et l'ensemble des matières premières. 
    À Paris, l'indice CAC 40 a terminé en hausse de 0,44% à 4.631,43
points. Le Footsie britannique a cédé 0,22% mais le Dax allemand
 a gagné 0,25%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a progressé
de 0,38% et que le FTSEurofirst 300, avec Londres, a reculé de 0,18%.
    Des indicateurs économiques ont participé au redressement de la tendance. 
    Le sentiment économique s'est légèrement amélioré dans la zone euro, les
consommateurs se montrant plus optimistes, et le taux de chômage en Allemagne
est tombé à un plus bas historique de 6,5%.      
 
    A la clôture en Europe, les indices américains évoluaient dans le désordre,
avec des variations de +0,24% à -0,28%, après deux séances en forte baisse, pris
eux aussi entre des résultats décevants, notamment d'Alibaba et de
Qualcomm, et des inscriptions au chômage au plus bas en près de 15 ans.
 
    En Europe, le secteur lié à l'énergie (-2,76%) et celui des
ressources de base (-1,65%) ont tiré la tendance vers le bas. 
    Royal Dutch Shell a chuté 4,34%. Le groupe a publié des bénéfices
trimestriels inférieurs aux attentes et annoncé son intention de réduire ses
investissements de 15 milliards de dollars sur trois ans. 
    A Paris, Les valeurs liées au pétrole et aux matières premières comme
Technip (-1,92%), ArcelorMittal (-1,54%) et Total 
(1,44%) forment le trio perdant de l'indice CAC 40. 
    Vallourec a chuté de 3,78% après avoir annoncé une dépréciation,
comprise entre 1,0 et 2,0 milliards d'euros, de certains de ses actifs au Brésil
et en Europe en raison de la chute du pétrole.  
    De même, Airbus Group a perdu 1,39% après avoir remplacé le
responsable de son pôle d'avions militaires, tirant les conséquences de la
"situation critique" du programme de l'avion de transport A400M. 
    La tendance a néanmoins été soutenue par le rebond des valeurs grecques.
    La Bourse d'Athènes a repris 3,16% à la suite d'un note de Morgan
Stanley signalant un potentiel de hausse sur ce marché qui a chuté de 15% depuis
le début de la semaine, après la victoire du parti de la gauche radicale Syriza.
    Les banques grecques figurent parmi les plus fortes hausses du Stoxx 600,
avec des rebonds qui vont de 5,5% à près de 20%. L'indice bancaire grec
 a rebondi de 12,9% après avoir plongé mercredi de 27,7%.     
    "Il faut garder une exposition aux banques grecques parce que si le scénario
du pire ne se concrétise pas, ce sont elles qui y seront les plus sensibles,
elles réagiront très positivement et nous assisterons à un puissant rebond", dit
Colin Croft, gérant du Jupiter Emergency Europe Opportuniste Fun.
    "On a un avant-goût de cela aujourd'huis", ajoute-t-il.        
    Sur le marché obligataire, le rendement du Bund allemand a
touché des nouveaux records à la baisse, les inquiétudes concernant les
négociations entre la Grèce et ses créanciers incitant les investisseurs à
rechercher des valeurs "sûres". Certains pensent aussi que la Fed pourrait
repousser la hausse de ses taux. Le rendement grec à 10 ans se détend un peu
tout est restant au-dessus de 10%. 
    La question de la dette grecque, qui représente 175% du PIB, est revenue au
centre des débats européens depuis la victoire de Syriza. 
    Après Moody's et S&P, l'agence de notation Fitch a averti que la note de la
Grèce pourrait être abaissée en cas de blocage des négociations. 
    Sur le marché des changes, le franc suisse a dominé la séance, ayant reperdu
jusqu'à 2% contre l'euro et le dollar dans un contexte de regain de spéculations
autour d'une intervention de la Banque nationale suisse (BNS). Le franc s'est
traité à 1,0430 pour un euro, de loin son plus bas niveau depuis que la BNS a
déclenché une violente envolée du franc en abandonnant son cours plancher. 
    
    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 

 (avec Alistair Smout et Blaise Robinson, Juliette Rouillon pour le service
français, édité par Wilfrid Exbrayat)