La victoire de Syriza, trompe-l'oeil grec de la gauche française

lundi 26 janvier 2015 15h36
 

* France et Grèce trop différentes pour être comparables-analystes

* La gauche de la gauche souffre de ses divisions

* Une aubaine européenne pour François Hollande ?

par Gregory Blachier

PARIS, 26 janvier (Reuters) - La victoire de Syriza en Grèce a suscité l'enthousiasme d'une gauche française qui se prend à rêver d'un élan anti-austérité mais qui, divisée, aura du mal à importer ce succès avec lequel François Hollande va devoir jongler pour en tirer parti.

Sitôt assurée la victoire aux élections législatives de la formation emmenée par Alexis Tspiras, socialistes, écologistes, Front de gauche et au-delà ont salué un tournant en Europe et ont voulu y voir le signe annonciateur de futures conquêtes.

Dans un élan semblable et paradoxal, compte tenu de leurs oppositions sur la politique de l'offre menée, les tenants de la ligne défendue par l'exécutif et les "frondeurs" du PS ont perçu un même argument pour la réorientation de l'Europe.

Le président du groupe PS à l'Assemblée, Bruno Le Roux, est allé jusqu'à déclarer que Paris soutiendrait Athènes en vue d'une restructuration de sa dette alors que les Européens évoquent au plus un rééchelonnement. (voir )

Plus à gauche, les élections grecques ont ravivé une flamme faiblarde depuis la déroute aux élections européennes.   Suite...