RPT-Dette grecque: L'UE évoque un rééchelonnement, pas un effacement

lundi 26 janvier 2015 12h32
 

(Répétition §6)

par Philip Blenkinsop

BRUXELLES, 26 janvier (Reuters) - Les Européens se sont dit prêts lundi à accorder plus de temps à Athènes pour rembourser ses dettes mais ne semblent guère disposés à négocier une réduction de la dette qu'entend obtenir le parti de la gauche radicale Syriza, grand vainqueur des élections législatives.

Les ministres des Finances de la zone euro se réuniront dans l'après-midi à Bruxelles pour examiner les conséquences de l'alternance au pouvoir à Athènes alors que le programme en cours d'assistance financière expire en l'état le 28 février.

"Il n'y aura pas de remises de dette mais nous sommes prêts à discuter d'une extension du programme de renflouement ou des échéances (...) Mais cela ne changera rien au fait que la Grèce doit poursuivre les réformes économiques", a déclaré le Premier ministre finlandais, Alexander Stubb.

A Berlin, une porte-parole du ministère allemand des Finances a confirmé qu'un rééchelonnement de la dette grecque était une option mais qu'il n'était pas question d'accepter un effacement.

Enfonçant le clou, le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a souligné que pour rester dans la zone euro, il fallait respecter les accords.

""Il y a déjà eu beaucoup d'allègement de la dette", a-t-il dit. "Il y a très peu de soutien en Europe pour une annulation (de dette)".

La victoire de Syriza, et l'annonce d'un probable gouvernement dirigé par Alexis Tsipras dans le cadre d'une coalition avec les Grecs indépendants, un parti de droite hostile lui aussi aux conditions dont dépend l'aide financière de la "troïka", ont fait chuter l'euro à son cours le plus bas depuis onze ans.   Suite...