ENCADRE-Comment la Grèce peut espérer renégocier sa dette

lundi 26 janvier 2015 12h31
 

(Répétition technique)

PARIS, 26 janvier (Reuters) - Alexis Tsipras, le dirigeant du parti de gauche Syriza appelé à prendre la tête du nouveau gouvernement grec, a promis de mettre fin à l'austérité imposée par les créanciers internationaux de la Grèce en renégociant les conditions des plans d'aide de 240 milliards d'euros dont bénéficie son pays.

Ces discussions devraient porter principalement sur les conditions du remboursement de la dette publique, qui dépasse 320 milliards d'euros.

Vous trouverez ci-dessous un point sur les marges de manoeuvre dont dispose Athènes, sur l'aide que pourrait lui apporter la Banque centrale européenne (BCE) et sur risques de contagion au reste de la zone euro:

UN DÉBUT D'AMÉLIORATION

La baisse des taux d'intérêt de la dette ces dernières années (voir ) et le retour à la croissance de l'économie grecque l'an dernier ont permis à la Grèce de renouer avec un excédent primaire (le solde budgétaire hors charge de la dette) et un "écart critique" (écart entre le taux de croissance de l'économie et taux d'intérêt de la dette) positif.

Pour 2015, la Commission européenne prévoit un taux de croissance nominale de 3,3% et un taux d'intérêt sur la dette de 2,4%. L'excédent primaire est attendu à 4,1% du PIB.

Au final, le ratio d'endettement grec devrait baisser d'au moins six points cette année. Et la Commission s'attend à le voir ramené à 157,8% du PIB fin 2016.   Suite...