Davos-Les réformes doivent accompagner les programmes de QE

dimanche 25 janvier 2015 15h28
 

par Noah Barkin et Paul Taylor

DAVOS, Suisse, 25 janvier (Reuters) - Les banques centrales ont fait de leur mieux pour étayer la croissance mondiale en faisant marcher la planche à billets et c'est maintenant au tour des politiques de mettre en oeuvre des réformes structurelles et des dispositifs de soutien à l'investissement pour stimuler la croissance, ont déclaré des responsables d'instituts d'émission samedi.

Deux jours après que la Banque centrale européenne (BCE) eut lancé un programme d'assouplissement quantitatif (QE) pour relancer croissance et inflation dans la zone euro, un responsable de cette dernière a évoqué le risque que celle-ci se lézarde si un chômage massif et une croissance molle s'y ancraient.

"Nous ne pouvons nous charger de tout pour l'Europe, nous avons fait notre part jeudi et d'autres doivent faire de même. En tant que BCE, nous ne pouvons pas relever la croissance de manière durable", a dit Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE.

Réfléchissant aux perspectives économiques dans le cadre du Forum économique mondial de Davos, les invités du Fonds monétaire international, de la BCE, de la Banque d'Angleterre et de la Banque du Japon ont jugé que leurs politiques monétaires ultra-accommodantes ne faisaient que retarder les échéances pour les responsables économiques.

La BCE a lancé jeudi un programme de rachats d'obligations d'Etat sur 18 mois à partir de mars qui lui permettra d'injecter des centaines de milliards d'euros dans le système financier de la zone euro pour tenter de relancer le crédit, l'économie et l'inflation.

"Les fondements politiques du projet européen sont affaiblis", a lancé Coeuré, faisant référence à une croissance faible et à un chômage élevé.

De son côté, le président de la BCE Mario Draghi, qui n'était pas à Davos cette année, a exhorté les pays à redoubler d'efforts pour créer une union économique "authentique".

Dans un éditorial destiné au magazine allemand WirtschaftsWoche, Draghi souligne l'importance des réformes pour accélérer la concurrence, alléger la bureaucratie et améliorer la souplesse du marché du travail.   Suite...