USA-Obama appellera mardi à la suppression des niches fiscales

dimanche 18 janvier 2015 06h03
 

WASHINGTON, 18 janvier (Reuters) - Le discours sur l'état de l'Union que prononcera mardi Barack Obama portera notamment sur la suppression des niches fiscales, représentant des milliards de dollars, dont bénéficient les Américains les plus riches et sur l'imposition d'une taxe touchant les plus importants établissements financiers, ont dit samedi des responsables de l'administration.

Ces mesures sont susceptibles de générer quelque 320 milliards de dollars (277 milliards d'euros) sur 10 ans, une somme supérieure au montant que le président américain veut consacrer aux classes moyennes, ont précisé les responsables.

Devant un Congrès désormais dominé par les républicains, Barack Obama insistera donc, comme lors du discours sur l'etat de l'Union qu'il avait prononcé il y a un an, sur les inégalités sociales.

La liste des propositions évoquée par les responsables de l'administration est susceptible de ne pas être du goût des élus républicains dans le sens où elle équivaut à une hausse des impôts.

Lors d'une conférence téléphonique portant sur la partie consacrée à la fiscalité du discours de Barack Obama, un des responsables a cependant dit que certaines des idées du président bénéficiaient déjà d'un "soutien clairement bipartisan".

Barack Obama entend notamment réformer la fiscalité régissant les "trust funds" (fonds en fidécommis), que l'administration qualifie de "plus grande niche fiscale pour les plus-values" parce qu'elle permet aux plus riches Américains de transmettre des actifs à leurs héritiers sans qu'ils soient imposés.

Parmi les propositions du président américain figure également celle de porter le taux d'imposition sur les plus-values et les dividendes à 28%, revenant ainsi au ratio en vigueur dans les années 1980, quand Ronald Reagen occupait la Maison blanche.

Barack Obama propose également d'imposer une taxe représentant sept point de base du passif des sociétés financières américaines disposant de plus de 50 milliards de dollars, un dispositif qui augmentera pour elles le coût de l'emprunt.

A ce titre, la mesure est présentée comme une manière de gérer les risques financiers susceptibles de peser sur l'économie.   Suite...