LEAD 1-Un QE doit être vaste pour être efficace-Coeuré (BCE)

vendredi 16 janvier 2015 10h41
 

(Actualisé avec entretien à Libération)

FRANCFORT, 16 janvier (Reuters) - Un programme d'assouplissement quantitatif (QE) doit être de grande ampleur pour être efficace, déclare Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), dans une interview publiée vendredi.

Le ralentissement de l'inflation et la faiblesse persistante de l'activité dans la zone euro pourraient inciter la BCE à annoncer le 22 janvier un tel programme, comprenant des rachats d'actifs dont des obligations d'Etats.

"Pour être efficace, il doit être vaste", déclare Benoît Coeuré à l'Irish Times. "A partir de quel moment est-ce assez vaste ? Cela doit être une décision éclairée fondée sur les courroies de transmission que nous avons identifiées."

Dans un entretien au quotidien français Libération publié également vendredi, Benoît Coeuré déclare par ailleurs qu'outre l'ampleur de l'opération, la BCE devra décider "si le rachat portera sur la dette de certains pays ou s'il devra être pondéré sur l'ensemble de la zone euro".

"Le but d'un QE, c'est d'assurer la confiance dans la capacité de la banque centrale à stabiliser l'inflation", explique-t-il.

"La manière dont cela fonctionne, c'est d'ancrer les taux de financement dans le plus grand nombre possible de pays à des niveaux très bas afin de garantir aux entreprises et aux ménages européens des conditions d'emprunt à des taux très faibles sur des périodes beaucoup plus longues qu'aujourd'hui."

Le président de la banque centrale allemande, Jens Weidmann, l'un des plus réticents au sein de la BCE à une opération d'assouplissement quantitatif, a estimé jeudi que l'avis rendu la veille par l'avocat général de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) validant un programme d'opérations monétaires sur titres (OMT) montrait qu'il y avait des limites juridiques aux actions de la BCE.

Alors que les élections législatives en Grèce du 25 janvier pourraient porter au pouvoir le parti de gauche radicale Syriza et relancer la question de l'appartenance du pays à la zone euro, Benoît Coeuré déclare à Libération qu'"il n'est pas question que la Grèce sorte de l'euro".   Suite...