Le chinois CRCC favori pour le contrat du TGV mexicain-sources

mercredi 14 janvier 2015 10h22
 

MEXICO, 14 janvier (Reuters) - China Railway Construction Corp. (CRCC) semble en passe de remporter un contrat d'environ 3,2 milliards d'euros pour construire une liaison ferroviaire à grande vitesse au Mexique, après l'annulation d'un premier appel d'offres qu'il avait déjà gagné mais qui avait donné lieu à un scandale politique, a-t-on appris de plusieurs sources proches du dossier.

Les autorités mexicaines doivent présenter mercredi les nouvelles offres soumises pour cette ligne reliant Mexico à la métropole industrielle de Queretaro, l'un des grands projets d'infrastructures défendus par le président Enrique Pena Nieto.

Des sources proches de CRCC ou des offres concurrentes ont déclaré que le chinois restait favori grâce aux conditions de financement qu'il propose, au coût relativement bas de sa technologie à grande vitesse et au soutien politique dont il bénéficie au Mexique.

CRCC s'était déclaré confiant dans ses chances de l'emporter la semaine dernière.

Lors du premier appel d'offres, la banque publique chinoise Export-Import Bank of China avait accepté de financer 85% du projet. Mais cette première procédure a suscité la polémique après le retrait de 16 candidats potentiels, parmi lesquels l'allemand Siemens, le canadien Bombardier et le japonais Mitsubishi.

Le français Alstom avait manifesté son intérêt mais il n'avait pas soumis d'offre, jugeant trop court le délai accordé aux candidats potentiels.

"Le processus était compromis dès le départ, cela ne se discute pas", a déclaré une source dans le camp chinois à propos du premier appel d'offres, expliquant que celui-ci favorisait les chinois.

La procédure a été annulée en novembre, quelque jours avant la publication dans la presse mexicaine d'informations sur les liens entre l'une des entreprises mexicaines alliées à CRCC et une transaction immobilière que s'apprêtait à conclure la femme d'Enrique Pena Nieto. (Gabriel Stargardter, Marc Angrand pour le service français, édité par Véronique Tison)