GRAPHES-Zone euro-Le risque de contagion grec ignoré pour l'instant

lundi 12 janvier 2015 17h03
 

12 janvier (Reuters) - L'approche des élections législatives grecques et la perspective d'une victoire du parti de gauche anti-austérité Syriza a entraîné une forte hausse des taux de rendement de la dette publique grecque qui ne s'est pas répercutée sur ceux des autres pays dits périphériques de la zone euro, comme cela avait été le cas au plus fort de la crise des dettes souveraines.

Les rendements des emprunts d'Etat à dix ans de l'Italie, de l'Espagne ou du Portugal ont à peine dévié de leur course vers de nouveaux plus bas en parallèle avec ceux des pays dits "coeur" de la zone euro, Allemagne en tête.

A l'inverse, les rendements à dix ans de la Grèce ont amorcé une remontée qui ne s'est pas démentie avec la montée des pressions sur le gouvernement de coalition à partir du mois de novembre.

Graphique de l'évolution des rendements d'Etat à dix ans de l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, du Portugal et de la Grèce depuis début 2014 : bit.ly/1yb9Nnu

La quasi-disparition de la corrélation entre le rendement d'Etat à dix ans de la Grèce et des autres pays 'périphériques' est une autre illustration de la faiblesse du risque de contagion perçu par les investisseurs.

Graphique de la corrélation entre les rendements des obligations à 10 ans de la Grèce et des autres pays périphériques : bit.ly/1y4EkXf

"Cela semble indiquer que les marchés ne sont plus préoccupés par les effets des élections grecques sur les pays de la zone alentour", notent les analystes de J.P. Morgan Asset Management.   Suite...