** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la mi-séance en Europe **

vendredi 2 janvier 2015 13h02
 

* Les valeurs à suivre à la Bourse de Paris 
    * Les valeurs à suivre à Wall Street : 

    PARIS, 2 janvier (Reuters) - Les principales Bourses européennes étaient en
territoire négatif vendredi à la mi-journée pour la première séance de 2015
après la publication de chiffres mitigés sur l'activité manufacturière dans la
zone euro, tandis que la monnaie unique poursuit sa glissade en réaction aux
dernières déclarations du président de la Banque centrale européenne.
    À Paris, le CAC 40 reculait de 0,41% (17,67 points) à 4.255,08
points à 11h45 GMT. À Francfort, le Dax abandonnait 0,72% et à Londres,
le FTSE perdait 0,21%. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 
refluait de 0,30% et l'EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,31%. 
    L'activité manufacturière dans la zone euro a terminé 2014 sur une note
mitigée, les nouvelles commandes et l'emploi n'ayant enregistré qu'une
croissance modérée. Selon les résultats définitifs des enquêtes mensuelles de
Markit, l'activité manufacturière est ressortie en faible croissance en
Allemagne et elle s'est contractée en France et en Italie. [IDn:L6N0UH0U4]
    Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street
dans le vert avec des gains compris entre 0,35 et 0,47%.
    Sur le marché des changes, l'euro abandonnait 0,46% à 1,2045 dollar après
être tombé sous 1,2040 en début de séance, son plus bas niveau depuis juin 2010.
La monnaie unique pâtit, entre autres, des propos du président de la Banque
centrale européenne, Mario Draghi, qui alimentent les spéculations sur la
possibilité d'un nouvel assouplissement de la politique monétaire de la BCE.
    "Nous sommes en pleine préparation technique pour ajuster l'ampleur, le
rythme et la nature des mesures qui seraient à prendre début 2015 s'il devient
nécessaire de réagir à une trop longue période de faible inflation. Il y a
unanimité là-dessus au sein du Conseil des gouverneurs", a-t-il dit dans une
interview au quotidien allemand Handelsblatt. 
    Les propos de Mario Draghi ont également fait chuter les rendements des
obligations des pays de la zone euro, surtout ceux ayant le plus besoin de
mesure de soutiens de la BCE comme le rachat de dette souveraine. 
    Les rendements espagnol et italien à 10 ans ont
reculé de 8 et 7 points de base respectivement, à 1,53% et 1,81%. Celui du
Portugal a diminué de 10 points de base à 2,60%. Le rendement de
la dette grecque, fortement remonté ces dernières semaines avec la
crainte d'une victoire du parti anti-austérité Syriza aux élections législatives
du 25 janvier, est en repli de cinq points à 9,59%. 
    L'écart entre les rendements (spread) à 10 ans espagnol et allemand est
tombé en dessous de 100 points de base pour la première fois depuis 2010.
    La BCE se réunira le 22 janvier et les marchés attendent de savoir si elle
se lancera dans une politique monétaire d'assouplissement quantitatif (QE)
incluant des achats de dette souveraine, sur le modèle des banques centrales
américaine, britannique et japonaise.
    Sur le front du pétrole, le cours du baril de Brent tombé brièvement
mercredi sous 56 dollars, soit un plus bas depuis mai 2009, remonte vendredi à
57,33 dollars. 
    Sur le plan sectoriel, la quasi totalité des indices sont dans le rouge, à
l'exception des (+0,67%) et de l'énergie (+0,01). 
    Aux valeurs, Seadrill plus forte hausse du Stoxx 600,
avec un gain de 3,47%, profite notamment du rebond sectoriel de l'énergie.
    A Paris, trois groupes bancaires Crédit Agricole SA, Société
Générale et BNP Paribas forment le tiercé gagnant en tête du
CAC 40 avec des gains compris entre 0,57% et 1,53%. 
    Les titres Renault (-0,61%) et PSA Peugeot Citroën 
(+0,39%) subissent le contre-coup de la publication des derniers chiffres des
immatriculations automobiles en France. Les ventes de voitures neuves sont
ressorties en baisse de -6,8% en décembre en données brutes, soit le mois de
décembre le plus faible depuis la crise automobile de 2009. 
    Royal Bank of Scotland perd 1,85% après un article du Times selon
lequel la banque pourrait se voir infliger plus de cinq milliards de livres (6,4
milliards d'euros) d'amendes aux Etats-Unis pour avoir vendu des produits
titrisés à risque. 
    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 

 (Claude Chendjou pour le service français, édité par xxx)