Le sauvetage de la Grèce n'est plus indispensable, dit un élu CDU

mercredi 31 décembre 2014 13h01
 

BERLIN, 31 décembre (Reuters) - Les Etats membres de la zone euro ne sont plus obligés de voler au secours de la Grèce dans la mesure où elle n'a plus d'importance systémique pour le groupe, estime Michael Fuchs, vice-président du groupe parlementaire de la CDU-CSU, dont la chancelière allemande Angela Merkel est issue.

"Si Alexis Tsipras du parti grec de gauche Syriza pense pouvoir revenir sur les réformes et les mesures d'austérité, la troïka devra revoir les crédits alloués à la Grèce", dit-il dans un entretien publié mercredi par le Rheinische Post.

"L'époque où il nous fallait secourir la Grèce est révolue. Il n'y a plus moyen de faire chanter qui que ce soit. La Grèce n'a plus d'importance systémique pour l'euro", ajoute Michael Fuchs.

Syriza, qui entend renégocier les conditions de l'aide financière internationale accordée à Athènes et effacer une partie de la dette grecque, est en tête des intentions de vote pour les législatives anticipées du 25 janvier.

Hans-Werner Sinn, directeur de l'influent Institut allemand de recherches économiques Ifo, juge pour sa part qu'une sortie de la zone euro n'est pas inenvisageable pour Athènes.

"Il faudra encore et encore de nouveaux effacements de la dette, à moins que le pays ne quitte la zone euro et ne puisse retrouver de la compétitivité en dévaluant", déclare-t-il dans les colonnes du quotidien allemand Tagespiegel. (Michael Nienaber, Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Tangi Salaün)