LEAD 1-L'économie italienne ne ralentit plus, dit Padoan

mardi 30 décembre 2014 08h53
 

(Actualisé avec précisions sur les mesures de relance et les privatisations)

MILAN, 30 décembre (Reuters) - Les derniers indicateurs disponibles montrent que le ralentissement de l'économie italienne a pris fin, a déclaré le ministre de l'Economie, Pier Carlo Padoan, dans un entretien publié mardi par le Corriere della Sera.

"Après trois ans de récession (...), l'emploi recommence à croître", a-t-il dit, ajoutant que l'amélioration sur le marché du travail devrait profiter à la confiance des consommateurs et des entreprises et favoriser la croissance.

L'Italie, troisième économie de la zone euro, n'a pas enregistré un seul trimestre de croissance depuis trois ans et le gouvernement s'attend à ce que 2014 se solde par une contraction de 0,3% du produit intérieur brut (PIB); pour 2015, il table sur une maigre croissance de 0,6%.

Pier Carlo Padoan a précisé que le gouvernement allait approuver en janvier plusieurs mesures destinées à soutenir l'investissement.

Ce nouveau plan devrait inclure des mesures de soutien aux petites et moyennes entreprises, des dispositions visant à inciter les entreprises non-bancaires, comme les compagnies d'assurance, à prêter directement aux entreprises, ainsi qu'un allégement des contraintes juridiques imposées aux investisseurs étrangers en Italie, a-t-il expliqué.

Pier Carlo Padoan s'est déclaré convaincu que la Commission européenne renoncerait à ouvrir une procédure pour déficit excessif à l'encontre de son pays et il a estimé que la dette publique, l'une des plus élevées d'Europe rapportées au PIB, devrait commencer à diminuer en 2016.

Il a assuré que Rome relancerait l'an prochain son programme de privatisations.

Le Trésor prévoit entre autres de vendre une part du capital de Poste Italiane, du groupe de contrôle aérien Enav, de la compagnie d'électricité Enel, et il planche sur la privatisation de Ferrovie dello Stato, l'opérateur public du réseau italien de transport ferroviaire, a détaillé le ministre.

Ces opérations de privatisation devaient être lancées cette année mais le gouvernement les a repoussées en raison de la volatilité des marchés financiers et du retard pris par les différents projets. (Francesca Landini, Marc Angrand pour le service français)