L'Etat voudrait étaler une partie de l'indemnité Ecomouv-presse

vendredi 26 décembre 2014 20h23
 

PARIS, 26 décembre (Reuters) - Le gouvernement aurait demandé à Ecomouv' de pouvoir étaler le paiement d'une partie de l'indemnité due après l'abandon de l'écotaxe afin d'alléger son coût immédiat, rapporte vendredi Le Figaro.

Selon le quotidien, qui cite une source proche du dossier, l'Etat souhaiterait reprendre à son compte quelque 300 millions d'euros de créances auprès des banques, ce qui permettait d'étaler leur paiement sur dix ans et de présenter une note moins élevée aux contribuables.

La résiliation du contrat signé en 2011 avec Ecomouv', filiale de l'italien Atlantia, devrait coûter entre 800 millions et un peu plus d'un milliard d'euros à l'Etat, qui négocie avec la société pour réduire l'indemnité.

Selon Le Figaro, le montant final serait de 839 millions d'euros. L'étalement du paiement permettrait au gouvernement "de dire que cette rupture ne lui coûte pas les 839 millions prévus mais moins de 600 millions", écrit le quotidien.

Il ajoute qu'Ecomouv' ne s'y opposera pas "si l'Etat s'engage en contrepartie à régler l'intégralité de l'indemnité".

Mais Le Figaro rapporte également que l'Etat souhaiterait revendre à Atlantia les 173 portiques installés en France, d'une valeur de 500.000 à un million d'euros, afin là encore de faire baisser le coût de l'indemnisation.

Il n'a pas été possible vendredi soir d'obtenir de commentaire ni d'Ecomouv' ni du ministère du gouvernement.

L'écotaxe puis son successeur, le péage de transit poids lourds, ont été abandonnés sous la pression des "bonnets rouges" bretons pour la première et des transporteurs routiers ensuite, qui refusaient de payer ces nouveaux prélèvements appelés à financer les infrastructures de transport.

(Gregory Blachier)