France-Les ex-Fralib vont faire "leur" thé dès 2015

vendredi 26 décembre 2014 10h36
 

* L'aboutissement de cinq années de lutte des salariés

* Les machines vont redémarrer grâce aux indemnités d'Unilever

* Un modèle de Scop encouragé par le gouvernement

par Jean-François Rosnoblet

MARSEILLE, 26 décembre (Reuters) - Les salariés de l'ex-usine Fralib de thés Lipton de Gémenos, près de Marseille, s'apprêtent à remettre leurs machines en marche au premier trimestre 2015 grâce aux indemnités versées par le géant Unilever et pour leur propre compte cette fois.

Cette coopérative, née après cinq années de lutte des salariés pour maintenir l'activité, est un symbole de l'économie solidaire que veut développer le gouvernement, un modèle "gagnant-gagnant" qui ne se termine pas toujours bien.

Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a réservé sa première visite de terrain, début septembre, à la plus ancienne et la plus importante coopérative de France, Acome à Mortain (Manche), où 1.400 salariés fabriquent du matériel électrique.

Son prédécesseur Arnaud Montebourg, comme avant lui le candidat à la présidentielle François Hollande, avaient préféré se rendre sur le site Fralib, dont les salariés s'opposaient au géant anglo-néerlandais de l'agroalimentaire Unilever.

L'usine a été le seul site de fabrication en France des thés Lipton et des infusions Eléphant, une marque créée en 1896 à Marseille, avant que la multinationale décide sa fermeture définitive en 2012 et le licenciement des 182 salariés.   Suite...