LEAD 1-SocGen-Les problèmes russes pénaliseraient la rentabilité-WSJ

mardi 23 décembre 2014 11h46
 

(Actualisé avec déclaration de la Société générale)

23 décembre (Reuters) - Société générale risque de devoir repousser de plusieurs années ses objectifs de rentabilité en Russie en raison des difficultés économiques du pays, écrit le Wall Street Journal.

L'objectif de la banque française d'atteindre en Russie un rendement des fonds propres de 14% en 2016 contre 12,7% actuellement semble difficile à atteindre, précise le quotidien qui cite des sources proches du dossier.

"Cela prendra encore deux à trois ans pour atteindre cet objectif", a dit l'une de ces sources.

Le WSJ ajoute que la Société générale ne compte pas pour autant quitter la Russie, qui représente 6% de son résultat net.

A la suite de cet article, une porte-parole de la Société générale a déclaré qu'il était "prématuré de revoir l'objectif de rentabilité sur fonds propres pour SG Russie à fin 2016 dans le contexte actuel".

"À l'échelle du groupe, dont les sources de résultats sont diversifiées, la Russie ne représente que 5% de l'objectif de résultat net à fin 2016", a-t-elle ajouté.

Entrée au capital de Rosbank en 2006, la Société générale a porté sa participation dans sa filiale russe à 99,4% en avril.

La banque, toujours selon le WSJ, espère une résolution du conflit dans l'est de l'Ukraine au premier semestre 2015 et un rebond des prix pétroliers.

D'autres banques, comme BNP Paribas et Deutsche Bank, devraient également rester en Russie en dépit d'une récession qui aura immanquablement des répercussions sur leurs revenus locaux.

Rosbank n'était pas joignable dans l'immédiat. (Rishika Sadam à Bangalore, avec Dominique Rodriguez et Leigh Thomas à Paris, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Jean-Michel Belot)