L'Italie à l'abri d'une contagion liée au vote en Grèce-ministre

jeudi 18 décembre 2014 11h20
 

ROME, 18 décembre (Reuters) - La situation politique en Grèce n'est pas de nature à provoquer une contagion de la crise de la dette dans la zone euro semblable à celle qui avait placé l'Italie près du défaut de paiement il y a trois ans, a estimé le ministre italien de l'Economie, jeudi.

"La Grèce n'est pas en 2015 comme elle était en 2010-2011", a déclaré Pier Carlo Padoan. "Il n'y a absolument aucun risque de contagion pour nous", a-t-il ajouté.

Le parlement grec a procédé mercredi au premier tour de scrutin afin d'élire un nouveau chef de l'Etat, sans succès. Stavros Dimas, candidat de la coalition gouvernementale, a obtenu 160 voix sur 300, une majorité insuffisante pour être élu.

Deux nouveaux tours de scrutin doivent avoir lieu. Le troisième doit se dérouler le 29 décembre. Si aucun candidat n'est élu, le parlement sera automatiquement dissous et des élections législatives anticipées seront organisées.

Les enquêtes d'opinion montrent que le parti de gauche Syriza, qui a promis de renégocier les accords sur le plan de sauvetage financier de la Grèce, pourrait être en mesure de l'emporter.

(Stefano Bernabei; Pierre Sérisier pour le service français) ;))