LEAD 2-Le retrait de "The Interview" perçu comme une défaite

jeudi 18 décembre 2014 21h35
 

(acrtualisé avec déclaration de la Maison blanche)

par David Brunnstrom

WASHINGTON, 18 décembre (Reuters) - La division cinéma de Sony a annulé mercredi la sortie de sa nouvelle comédie "The Interview", pliant devant les menaces d'une nouvelle attaque informatique et concédant ce qui ressemble à une défaite face aux protestations des autorités nord-coréennes.

Le film ("L'Interview qui tue" en français) devait être projeté dans les salles américaines le 25 décembre, mais la société de Culver City a décidé de le retirer de l'affiche craignant une deuxième offensive des hackers qui s'étaient introduits dans ses ordinateurs et ses serveurs le 24 novembre.

Les enquêteurs américains ont acquis la conviction que la Corée du Nord était derrière le piratage informatique subi par Sony Pictures et Washington devrait prochainement rendre ses conclusions publiques, a indiqué une source gouvernementale américaine.

Cette attaque informatique contre Sony a été "parrainée par un Etat", a estimé une autre source alors que les autorités nord-coréennes ont démenti être derrière l'intrusion menée par des pirates le mois dernier.

Jeudi, un porte-parole de la Maison blanche a prévenu que les services de sécurité américains qui examinent cette attaque gardaient à l'esprit qu'il fallait une "réponse proportionnée". Ils sont également conscients du fait que les individus qui mènent de telles attaques "cherchent parfois à provoquer une réaction."

Il a dit ne pas être en mesure d'attribuer à Pyongyang la responsabilité de l'attaque et déclaré que l'enquête suivait son cours.

"The Interview", film d'un budget de 44 millions de dollars, est une comédie dans laquelle deux journalistes sont recrutés par la CIA pour assassiner le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, ce qui a suscité l'indignation à Pyongyang, où on le qualifie d'"acte de guerre".   Suite...