LEAD 1-Autoroutes-Des députés persistent à vouloir résilier

mercredi 17 décembre 2014 13h16
 

* Un rapport qui divise les députés

* La tension est montée après les propos de Ségolène Royal

* Pas de dénonciation des contrats à court terme (Actualisé avec source, Abertis, §§ 4 & 11)

PARIS, 17 décembre (Reuters) - Des députés ont une nouvelle fois appelé mercredi à dénoncer les contrats de concession des autoroutes signés en 2006 afin de les renégocier, dans un rapport dont les conclusions divisent y compris au sein de la mission qui l'a rédigé.

Le climat s'est tendu ces dernières heures, Ségolène Royal ayant réclamé mardi un gel des péages et un effort d'un milliard d'euros de la part des concessionnaires pour financer des infrastructures de transport.

Vinci et Eiffage, principaux gestionnaires du réseau avec l'espagnol Abertis, ont répliqué vivement alors qu'une réunion devait avoir lieu à l'Elysée, qui s'est emparé du dossier.

Les actionnaires étrangers, Abertis mais aussi l'australien Macquarie, ont quant à eux envoyé "des messages au plus haut niveau de l'Etat". Et le PDG d'Eiffage Pierre Berger a dit que cette crise pénalisait l'ensemble du groupe.

Interrogé mercredi à Madrid, le directeur général d'Abertis, Francisco Reynes, a pour sa part dit n'avoir "aucun doute sur le fait que l'Etat français respectera les contrats" en cours.

Le rapporteur de la mission d'information sur la place des autoroutes dans les infrastructures de transport, Jean-Paul Chanteguet, a toutefois renouvelé lors de la présentation du rapport son appel à résilier les contrats signés en 2006.   Suite...