** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la mi-séance en Europe **

mercredi 17 décembre 2014 13h18
 

* Les valeurs à suivre à la Bourse de Paris 
    * Les valeurs à suivre à Wall Street : 

    PARIS/LONDRES, 17 décembre (Reuters) - Les Bourses européennes restent dans
le rouge mercredi à mi-séance, mais ont réduit leurs pertes, soutenues par un
courant d'achat sur les valeurs du secteur de l'énergie et l'attente d'une
ouverture en légère hausse de Wall Street, avant les déclarations de la Réserve
fédérale américaine sur les taux en soirée.    
     La plupart des intervenants s'attendent à ce que la Fed renonce à dire que
les taux d'intérêt resteront encore bas pendant une "période considérable". Mais
certains pensent que le plongeon du pétrole, qui a tiré vers le bas les
anticipations d'inflation, et la crise financière russe pourraient l'inciter à
plus de prudence. Le communiqué de la Fed sera publié à 19h GMT et la conférence
de presse de la présidente Janet Yellen débute à 19h30 GMT.    
    À Paris, l'indice CAC 40 perd 0,46% à 4.074,23 points vers midi GMT.
À Francfort, le Dax cède 0,63% et à Londres, le FTSE se replie
de 0,77%. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 recule de 0,83% et
l'EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,55%. 
    Les indices sectoriels liés au pétrole (+0,05%) et aux ressources
naturelles (+0,3%) sont les deux seuls à afficher des gains à ce stade
de la journée.
    Athènes fait exception et gagne encore 3,2% après avoir chuté la
semaine dernière de plus de 20% en trois jours, tandis que les rendements
obligataires bondissaient au-delà de 9%, à la suite de la décision du Premier
ministre Antonis Samaras d'avancer la date de l'élection présidentielle.
  
    Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street
en hausse de 0,34% à 0,64%.
    Le rouble peine à rebondir après sa lourde chute de la veille et de la
semaine dernière, bien que le ministère des Finances ait commencé à vendre des
devises étrangères prélevées sur ses réserves. 
    Les valeurs exposées à la Russie sont encore une fois délaissées. La banque
autrichienne Raiffeisen Bank (-7,6%) se traite près de ses plus bas
historiques. Des sources au fait du dossier ont dit à Reuters qu'elle
envisageait de vendre sa filiale polonaise Raiffeisen Polbank. 
    "L'attaque cette semaine sur le rouble a été assez violente et le marché
anticipe maintenant une récession en Russie l'an prochain", dit Arnaud Scarpaci,
gérant de fonds chez Montaigne Capital. "Beaucoup de sociétés européennes
exposées à la Russie sont sous pression. On préfère éviter des titres comme  
Metro, Nokian ou Société générale, au moins
jusqu'à ce que la situation se stabilise en Russie." 
     A Paris, Hermès (+6%) s'illustre une nouvelle fois en signant la
plus forte hausse de l'indice SBF 120, porté par l'augmentation
sensible de son capital flottantr avec la distribution ce mercredi des actions
détenues par LVMH, qui perd de son côté 8,6%. 
    Sur le marché obligataire, le rendement des Bunds allemand,
valeur de référence pour les coûts d'emprunt des Etats membres de la zone euro,
se maintient près de son plus bas record touché la veille, à 0,59%. 
    Sur le front du pétrole, le Brent perd encore 1,4%, vers les 59 dollars le
baril, alors que les grands producteurs signalent qu'ils ne réduiront pas leur
production en dépit de l'abondance de l'offre et de la faiblesse de la demande.
    Le dollar reprend un peu de terrain en attendant les déclarations de la Fed,
après son recul des derniers jours mais reste affaibli par le pétrole, la Russie
et les spéculations selon lesquelles la Fed pourrait opter pour la prudence.  
    
    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 

 (Avec Lionel Laurent, Blaise Robinson et Sudip Kar-Gupta, Juliette Rouillon
pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)