Autoroutes-Des députés persistent à vouloir dénoncer les contrats

mercredi 17 décembre 2014 12h38
 

* Un rapport qui divise les députés

* La tension est montée après les propos de Ségolène Royal

* Pas de dénonciation des contrats à court terme

PARIS, 17 décembre (Reuters) - Des députés ont une nouvelle fois appelé mercredi à dénoncer les contrats de concession des autoroutes signés en 2006 afin de les renégocier, dans un rapport dont les conclusions divisent y compris au sein de la mission qui l'a rédigé.

Le climat s'est tendu ces dernières heures, Ségolène Royal ayant réclamé mardi un gel des péages et un effort d'un milliard d'euros de la part des concessionnaires pour financer des infrastructures de transport.

Vinci et Eiffage, principaux gestionnaires du réseau avec l'espagnol Abertis, ont répliqué vivement alors qu'une réunion devait avoir lieu à l'Elysée, qui s'est emparé du dossier.

Les actionnaires étrangers, Abertis mais aussi l'australien Macquarie, ont quant à eux envoyé "des messages au plus haut niveau de l'Etat". Et le PDG d'Eiffage Pierre Berger a dit que cette crise pénalisait l'ensemble du groupe.

Le rapporteur de la mission d'information sur la place des autoroutes dans les infrastructures de transport, Jean-Paul Chanteguet, a toutefois renouvelé lors de la présentation du rapport son appel à résilier les contrats signés en 2006.

"Il n'est plus possible de demeurer dans l'attente de quelques gestes de bonne volonté de la part des actionnaires des sociétés concessionnaires", dit le texte. "C'est pourquoi votre rapporteur privilégie la voie de la dénonciation par l'État des concessions en cours."   Suite...