La politique grecque n'inquiète plus les marchés, pour l'instant

mardi 16 décembre 2014 17h07
 

(Répétition liens, texte sans changement)

par Francesco Canepa et Alistair Smout

LONDRES, 16 décembre (Reuters) - L'avenir de la Grèce au sein de la zone euro est peut-être une nouvelle fois dans la balance mais à la différence de la période 2011-2012, les investisseurs semblent croire que le reste de la région restera protégé des retombées d'une nouvelle crise.

La Grèce ne figure même pas dans la liste des 10 principaux risques de 2015 dressée par la banque HSBC, alors que le parlement d'Athènes pourrait bien être incapable d'élire un président d'ici la fin de l'année.

Ce qui aboutirait à la convocation de législatives anticipées, pour lesquelles le parti de gauche Syriza, opposé au plan d'assistance de l'Union européenne, est donné favori.

Bien sûr, des facteurs extérieurs, comme la tempête sur les marchés russes, auront une influence sur le comportement des marchés. Mais pour l'instant, l'éventualité d'un défaut grec sur sa dette et d'une sortie de la zone euro a été accueillie avec un certain calme dans d'autres pays "périphériques" de la région, comme l'Italie et l'Espagne.

"Le marché pense que le reste de la zone euro peut isoler les problèmes grecs et survivre", explique Christian Schulz, économiste de la banque Berenberg

La Bourse d'Athènes et les obligations grecques ont certes fortement reculé depuis la décision du Premier ministre Antonis Samaras d'avancer l'élection présidentielle. Mais alors qu'en mai 2012, la crainte d'un "Grexit", une sortie de la Grèce de la zone euro, avait propulsé les rendements obligataires à des plus hauts historiques et fait chuter les actions en Italie et en Espagne, le calme règne cette fois-ci.

Ainsi, alors que le coût d'une protection contre un risque de défaut grec est passé à 3,2 millions de dollars pour 10 millions de dette à cinq ans, il n'est que de 148.000 dollars pour la dette italienne.   Suite...