** LE POINT SUR LES MARCHÉS à l'ouverture des Bourses en Europe **

mardi 16 décembre 2014 09h45
 

PARIS/LONDRES, 16 décembre (Reuters) - Les Bourses européennes perdent
encore du terrain mardi, après leurs forts reculs de lundi et de la semaine
dernière, dans des marchés nerveux avant une longue série d'indicateurs
économiques en Europe et le résultat, mercredi, de la réunion de la Réserve
fédérale américaine qui débute aujourd'hui.
    Le baril de pétrole, qui est reparti à la baisse, et l'annonce d'une
contraction du secteur industriel chinois pour la première fois depuis le mois
de mai pesent sur le sentiment des investisseurs. 
    La séance est scandée par les enquêtes préliminaires de Markit après des
directeurs d'achats en Europe, à commencer par la France, où l'activité a
continué de se contracter en décembre, mais à un rythme beaucoup plus lent que
les mois précédents?.
    En Allemagne, la croissance de l'activité du secteur privé est tombée en
décembre à son rythme le plus faible en 18 mois, .   
    À Paris, l'indice CAC 40 abandonne 1,12% à 3.960,60 points 8h45 GMT,
étant passé sous la barre des 4.000 points pour la première fois depuis le 21
octobre. À Francfort, le Dax cède 1,03% alors qu'à Londres, le FTSE
 perd 0,41. L'indice EuroStoxx 50 de la zone euro recule de
1,17% et le FTSEurofirst 300 de 0,93%. 
    Tous les secteurs sont en baisse. Le secteur bancaire perd 1,1%
malgré les bons résultats des tests de résistance des banques britanniques qui
ont montré que toutes les banques sauf une, Co-Op, seraient capables de résister
à un effondrement des prix de l'immobilier. 
    Orange résiste et prend 2,1% et Deutsche Telekom 0,4%
après l'annonce la veille de l'ouverture de négociations exclusives avec le
groupe britannique BT qui cherche à racheter EE, la société commune des
deux opérateurs historiques au Royaume-Uni. 
    Le groupe pétrolier espagnol Repsol perd 3,6% après avoir annoncé
son intention de débourser 13 milliards de dollars (10,4 milliards d'euros) pour
le rachat du canadien Talisman Energy. 
    CGG (-2,15%) a brièvement rebondi après des déclarations du
directeur général du groupe Jean-Georges Malcor faisant état de possible
cessions d'actifs, avant de repartir à la baisse. Le titre a chuté de 29% lundi
en raison de l'abandon du projet de rachat de CGG par Technip (-2,2%).
    L'ensemble du secteur lié à l'énergie pèse, avec une baisse de 1,2% de
l'indice, dans le sillage du pétrole qui a repris sa chute, avec un
recul de 1,8% du brut léger américain, sous les 55 dollars le baril, et de 1,85%
du Brent, sous les 60 dollars, pour la première fois depuis juillet 2009. 
    L'indicateur décevant en Chine et l'affaiblissement des économies émergentes
pèsent encore sur un baril qui a perdu plus de 50% depuis son pic de juin.     
    Sur le marché des changes, le rouble a brièvement rebondi après le
relèvement par la banque centrale russe de son taux directeur de 650 points de
base, deuxième tour de vis monétaire en moins d'une semaine. 
    Ailleurs, le yen se raffermit, profitant du courant d'aversion au risque
pour atteindre son plus haut niveau en deux semaines contre le dollar. L'euro
gagne 0,23% face au dollar, autour de 1,2465 dollar.

    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 

 (Juliette Rouillon pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)