LEAD 1-Bourse-Hermès recule, SocGen décèle des éléments négatifs

vendredi 12 décembre 2014 10h36
 

* SocGen abaisse son conseil de "conserver" à "vendre"

* L'action perd près de 4% (Actualisé avec précisions)

PARIS, 12 décembre (Reuters) - L'action Hermès International accuse vendredi matin l'une des plus fortes baisses de l'indice SBF 120 à la Bourse de Paris, Société générale ayant abaissé sa recommandation sur le sellier de "conserver" à "vendre" à la suite de la forte performance du titre.

A 10h27, le titre perd 3,95% à 281,75 euros, contre une baisse de 1,24% au même instant pour le SBF 120.

Entre fin octobre et le 11 décembre, Hermès avait pris 19%, contre un gain de 0,5% pour le SBF 120.

Hermès a touché un plus haut historique mardi à 317,40 euros sur fond d'optimisme croissant à l'égard du fabricant des célèbres "carrés" de soie de la part des analystes financiers anticipant une poursuite de la surperformance du groupe qui va aussi profiter d'une forte augmentation de sa liquidité avec la distribution le 17 décembre des titres détenus par LVMH . et

"Si nous comprenons que les investisseurs sont davantage intéressés par le titre maintenant que son flottant est en passe d'augmenter à environ 30% (en incluant les 8,5% du capital que Groupe Arnault conservera), contre environ 7% auparavant, nous identifions toutefois plusieurs facteurs négatifs", commente dans une note SocGen.

Le broker souligne ainsi le risque technique d'un retour de titres sur le marché à compter du 17 décembre qui pourrait peser sur l'action, la légère détérioration du modèle économique du groupe et enfin la valorisation revenue à des niveaux nettement supérieurs à l'objectif de SocGen, à 254 euros.

S'agissant du modèle économique, Société générale relève un ralentissement de la croissance organique, qui avoisine 10%, par rapport aux 13% à 18% observés depuis la fin de la récession de 2008-2009, et une stabilité de la marge opérationnelle depuis 2011, à près de 32% (contre environ 20% pour le secteur), malgré une croissance organique une fois et demi à deux fois supérieure à la moyenne sectorielle. (Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Gwénaëlle Barzic)