Airbus-Problèmes mineurs à régler sur l'A350 de Qatar Airways

jeudi 11 décembre 2014 12h13
 

PARIS, 11 décembre (Reuters) - Airbus doit régler quelques "problèmes très mineurs" nécessitant des tests supplémentaires avant de livrer son premier A350 à Qatar Airways, a déclaré jeudi le responsable du programme du nouveau long-courrier.

L'avionneur européen a annoncé mercredi repousser la première livraison de l'A350, prévue samedi à Toulouse à Qatar Airways, son client de lancement, sans expliquer pourquoi ni fixer de nouvelle date.

"Nous avons déjà démarré le processus de livraison", a expliqué Didier Evrard, le responsable du programme, au deuxième et dernier jour d'une présentation aux investisseurs organisée à Londres et retransmise en partie sur internet.

La remise de l'avion au centre de livraisons d'Airbus à Toulouse ayant eu lieu le 3 décembre, l'avionneur avait prévu dix jours pour les derniers tests, ce qui est le délai normal, a-t-il ajouté.

"Je dois dire que j'ai peut-être été un peu optimiste, sachant que c'est le tout premier appareil et qu'un délai de dix jours, c'est très tendu", a reconnu Didier Evrard.

Airbus a déjà effectué trois vols d'essai pendant cette période et en prévoit deux ou trois supplémentaires pour s'assurer que Qatar Airways est tout à fait satisfait de l'avion.

Dès la livraison de son premier A350, la compagnie devra mener un intense programme de formation de ses équipes avant un premier vol commercial prévu à la mi-janvier, a rappelé Didier Evrard.

"Nous savons aussi que Qatar Airways est un client très exigeant", a-t-il ajouté.

Didier Evrard a dit qu'Airbus avait travaillé de manière très rapprochée avec Qatar Airways depuis six mois pour mettre au point les derniers détails.

"Il y a un degré élevé de confiance de mon côté sur le fait que nous serons à même de livrer l'appareil avant la fin de l'année, ce qui a toujours été notre objectif", a-t-il souligné.

"Ne nous concentrons donc pas simplement sur l'annulation d'une cérémonie qui a été peut-être programmée de manière trop optimiste", a poursuivi Didier Evrard. (Cyril Altmeyer, édité par Dominique Rodriguez)