9 décembre 2014 / 17:49 / il y a 3 ans

ENCADRE-L'élection présidentielle grecque

ATHENES, 9 décembre (Reuters) - En décidant d‘avancer l‘élection présidentielle, le Premier ministre grec, Antonis Samaras, joue son avenir politique sur un vote au suffrage indirect qui risque d‘avoir un impact sur la situation économique et sociale de son pays et qui, déjà, nourrit l‘incertitude et alimente les tensions sur les marchés financiers.

LE MODE DE SCRUTIN

L‘élection présidentielle se jouera en trois tours au maximum, les 17, 23 et 29 décembre. Aucun débat parlementaire n‘aura lieu et les députés voteront l‘un après l‘autre. Il leur sera interdit de faire la moindre déclaration sur leur choix pendant le déroulement du scrutin.

Antonis Samaras, dont la majorité compte 155 sièges sur 300 à l‘unique chambre du Parlement, a besoin de 200 voix s‘il veut faire élire son candidat au premier ou au deuxième tour, une majorité des deux tiers qu‘il lui sera probablement impossible de réunir.

Un troisième tour devrait donc se tenir le 29 décembre, lors duquel 180 voix (trois cinquièmes du corps électoral) suffiront pour désigner le nouveau président.

Si aucun candidat n‘est élu au troisième tour, le Parlement doit être dissous dans les dix jours et des élections anticipées doivent être convoquées. Les législatives grecques se tiennent généralement dans les quatre semaines qui suivent leur convocation.

Le nouveau Parlement dispose ensuite de 20 jours pour tenter à son tour d‘élire un président. Dans ce cas, la majorité des trois cinquièmes est suffisante dès le premier tour de scrutin, la majorité simple au troisième.

LES CANDIDATS À LA PRÉSIDENCE

Antonis Samaras a désigné l‘ex-commissaire européen Stavros Dimas, 73 ans, comme candidat du gouvernement au poste de chef de l‘Etat, précisant qu‘il le soutiendrait jusqu‘au troisième tour si nécessaire. Aucun autre candidat n‘est déclaré à ce jour.

Tous les partis représentés au Parlement peuvent présenter un candidat, y compris les députés indépendants s‘ils ont formé un groupe.

LES DÉPUTÉS INDÉPENDANTS, CLÉ DU SCRUTIN

Les élus indépendants, au nombre de 24, joueront forcément un rôle clé lors du scrutin présidentiel. Dix-sept d‘entre eux ont formé le groupe des “parlementaires démocrates indépendants” et les sept autres ne sont affiliés à aucun groupe.

Le principal parti d‘opposition, Syriza, dispose de 71 sièges et devrait, comme le gouvernement, chercher à s‘assurer le soutien du petit parti de la Gauche démocratique (10 sièges).

Ce dernier et le mouvement de droite nationaliste des Grecs indépendants (12 élus) ont réaffirmé mardi leur intention de voter contre le candidat gouvernemental mais doivent tenir des réunions dans les prochains jours pour débattre de leur position.

LE MANDAT PRÉSIDENTIEL

Le président est élu pour un mandat de cinq ans. L‘âge minimal d‘éligibilité est fixé à 40 ans.

Le président actuel, Karolos Papoulias, est le sixième chef de l‘Etat élu depuis la chute de la dictature militaire en 1974. Il a été élu pour la première fois en 2005, par 279 voix, un record, et réélu en 2010 avec 266 voix. (Renee Maltezou, Marc Angrand pour le service français)

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