GB/Indicateurs-Hausse surprise des ventes au détail en décembre

vendredi 23 janvier 2015 11h29
 

LONDRES, 21 janvier  (Reuters) - Les principaux indicateurs
macro-économiques britanniques publiés ce mois-ci :
    
    * VENTES AU DÉTAIL EN HAUSSE DE 0,4% (CONSENSUS -0,6%)
    23 janvier - Les ventes au détail en Grande-Bretagne ont
augmenté contrairement aux attentes en décembre, portées par une
hausse des ventes en supermarchés et des achats de carburants à
la faveur de la baisse des cours du pétrole, a annoncé vendredi
l'Office des statistiques nationales (ONS).
    Les économistes attendaient une baisse des ventes après le
succès en novembre de la première édition des soldes dans le
style du "Black Friday" pratiqué de longue date aux Etats-Unis.
    Mais en volume, les ventes ont progressé de 0,4% sur le
mois, après avoir grimpé de 1,6% en novembre, à son rythme le
plus rapide en plus de dix ans.
    Sur un an, la croissance a été de 4,3%, a précisé l'ONS.
    Les économistes attendaient en moyenne une baisse de 0,6%
sur le mois, le Black Friday ayant incité les ménages à avancer
leurs achats de Noël, et à une hausse de 3,0% en rythme annuel.
    Sur trois mois, les ventes ont augmenté de 5,0% par rapport
à la même période de l'année précédente, à leur rythme le plus
élevé en plus de dix ans.
     Tableau: 
    
    * HAUSSE DES EMPRUNTS NETS DU SECTEUR PUBLIC
    22 janvier - Les emprunts nets du secteur public ont
fortement augmenté en décembre en raison notamment du relèvement
de la contribution de la Grande-Bretagne au budget de l'Union
européenne, montrent les chiffres publiés jeudi par l'Office
national de la statistique (ONS).
    Ils se sont élevés à 13,1 milliards de livres sterling
(17,08 milliards d'euros) contre 10,3 milliards en décembre
2013, conséquence surtout du versement de 2,9 milliards effectué
à l'UE, un montant inhabituelle ment élevé en raison de la
révision de la contribution britannique au budget européen.
    Les économistes interrogés par Reuters s'attendaient en
moyenne à les voir reculer à 9,7 milliards de livres.
    Sur les neuf premiers mois de l'exercice fiscal 2014-2015,
les emprunts nets du sercteur public sont en très léger recul
par rapport à l'année précédente, à 86,3 milliards de livres.
    La réduction des déficits publics est au coeur de la
politique économique du gouvernement et de la campagne des
conservateurs pour les élections législatives de mai. Or à trois
mois de la fin de l'année fiscale en mars, le ministre des
Finances risque d'avoir de la peine à atteindre ses objectifs.
    George Osborne peut toutefois trouver des motifs de
satisfaction dans les chiffres annoncés jeudi par l'ONS, avec
une hausse de 3,1% sur un an des recettes de l'impôt sur le
revenu et de la taxe sur les plus-values financières.
    
    * LE TAUX DE CHÔMAGE RECULE À 5,8%, HAUSSE DES SALAIRES
    21 janvier - Le taux de chômage a reculé à 5,8% sur la
période septembre-novembre au Royaume-Uni, son plus bas niveau
depuis plus de six ans, et le nombre de demandeurs d'emploi a
continué de diminuer en décembre, selon des chiffres officiels
publiés mercredi.
    Le nombre de chômeurs a baissé de 29.700 à 868.000 le mois
dernier alors que les économistes attendaient en moyenne une
diminution de 25.000. La baisse de novembre, d'abord annoncée à
26.900, a été révisée à 29.600.
    Sur les trois mois à fin novembre, le taux de chômage au
sens du Bureau international du travail a ainsi reculé à 5,8%
contre 6,0% en juin-août mais la population en emploi n'a
augmenté que de 37.000 sur la période, à 30,8 millions, soit la
hausse la plus faible depuis la période mars-mai 2013.
    Les revenus salariaux, bonus compris, ont augmenté de 1,7%
sur ces trois mois, comme attendu par les économistes, après un
gain de 1,4% en août-octobre. Hors primes, la hausse a atteint
1,9%.
    Le salaire hebdomadaire moyen a augmenté de 1,7% hors bonus,
dépassant pour le troisième mois de suite le niveau de
l'inflation après être resté à la traîne durant cinq ans.
    Tableau 
    
    * L'INFLATION RECULE À 0,5%, PLUS BAS DEPUIS MAI 2000
    13 janvier - L'inflation en Grande-Bretagne n'avait jamais
été aussi faible depuis mai 2000, selon les données relatives au
mois de décembre, ce qui devrait être favorable à la
consommation des ménages et épargner à la Banque d'Angleterre
toute pression en vue d'un relèvement des taux d'intérêt.
    Reflétant l'effondrement des cours du pétrole, l'inflation a
reculé à 0,5% en rythme annuel en décembre, après 1% en
novembre, selon l'Office des statistiques nationales (ONS).
    Les économistes interrogés par Reuters s'attendaient à une
progression de 0,7%.
    L'ONS souligne que les principaux facteurs de ce
ralentissement de la hausse des prix sont la chute des cours du
pétrole et l'allègement des factures de l'électricité et du gaz.
    Déjà atteint en mai 2000, ce taux annuel d'inflation est le
plus bas jamais observé depuis le suivi de cette statistique par
l'ONS en 1989.
    Les données de l'ONS montrent en outre que les prix à la
production ont reculé de 0,8% sur un an en décembre, soit le
recul le plus marqué depuis septembre 2009. Cette baisse est
supérieure à ce à quoi s'attendaient les économistes.
    Les prix de l'immobilier ont progressé de 10% sur un an en
novembre en Grande-Bretagne, après 10,4% en octobre, montrent
aussi les statistiques de l'ONS.
    Tableau 
    
    * PRODUCTION INDUSTRIELLE EN BAISSE EN NOVEMBRE
    9 janvier - La production industrielle et la construction en
Grande-Bretagne ont reculé en novembre, montrent les chiffres
officiels publiés vendredi.
    La production industrielle britannique a fléchi de 0,1%,
prolongeant de manière inattendue la baisse d'octobre, alors que
les prix de l'énergie ont reculé de plus de 5% sur le mois en
raison de travaux d'entretien sur les champs de pétrole de la
mer du Nord.
    Le sous-indice de la construction a lui aussi reculé de 2%
en novembre, ressortant en dessous des attentes des économistes
qui prévoyaient un rebond de tous les types de nouveaux travaux
autres que le logement privé et les infrastructures, annoncés en
 baisse.
    Ces chiffres sont de nature à renforcer les inquiétudes sur
l'économie britannique qui a perdu de sa vigueur vers la fin de
l'année dernière.
    Tableau 
    
    * LE DÉFICIT DE LA BALANCE COMMERCIALE SE RÉDUIT 
    9 janvier - Le déficit commercial de la Grande-Bretagne
s'est réduit en novembre. Le déficit des biens a reculé à 8,848
milliards de livres (11,30 milliards d'euros) en novembre,
dépassant les prévisions qui tablaient sur 9,4 milliards de
livres, le chiffre le plus bas depuis mars.
    Le déficit total des échanges de biens et de services est
tombé à son plus bas depuis juin 2013 à 1,406 milliard de
livres.
    Selon l'Office des statistiques nationales (ONS), la valeur
des importations de pétrole a chuté à son plus bas niveau depuis
octobre 2010, en partie à cause des prix pétroliers moins chers.
    Les exportations des marchandises en volumes dans les trois
mois à novembre ont enregistré leur plus forte croissance depuis
juillet 2013, à 3,8%.
    Tableau