Nouveau procès pour deux banquiers dans le scandale Parmalat

samedi 6 décembre 2014 00h46
 

PARME, Italie, 6 décembre (Reuters) - La Cour de de cassation italienne a rejeté des peines de prison prononcées contre deux banquiers, Cesare Geronzi et Matteo Arpe, dans une affaire liée au plus grand scandale d'entreprise du pays, la faillite en 2003 du groupe laitier Parmalat.

Selon une copie du jugement qu'a pu consulter Reuters, la Cour de cassation annule les peines qui avaient été prononcées en juin 2013 par la cour d'appel de Bologne et ordonne un deuxième procès pour les deux anciens dirigeants de Banca di Roma.

Il y a un an et demi, la cour d'appel de Bologne avait condamné Cesare Geronzi, ancien président de Banca di Roma, à cinq ans de prison et Matteo Arpe, ancien administrateur délégué de la banque, à trois ans et sept mois d'emprisonnement.

La cour était alors parvenue à la conclusion que, en échange d'un prêt, Banca di Roma avait, en 2002, fait pression sur Parmalat pour que le groupe rachète le fabricant d'eaux minérales Ciapazzi à un prix supérieur à celui du marché.

En 2003, sous le coup d'un trou comptable de 14 milliards d'euros, Parmalat a été acculé à déposer son bilan. Plusieurs procès liés à la faillite du groupe, désormais détenu par le français Lactalis, sont en cours.

Riccardo Olivo, un avocat de Cesare Geronzi, s'est dit satisfait de la décision de la Cour de cassation.

Banca di Roma, qui s'est renommée Capitalia au cours de la décennie précédente, a été rachetée par UniCredit, la première banque italienne, en 2007. (Valentina Accardo, Benoit Van Overstraeten pour le service français)