LEAD 1-Macron répond aux protestations sur l'aéroport de Toulouse

vendredi 5 décembre 2014 14h25
 

* Des critiques à droite comme à gauche

* Le Pen dénonce le bradage d'actifs stratégiques

* Emmanuel Macron dénonce les critiques contre les Chinois (Actualisé avec Macron)

PARIS, 5 décembre (Reuters) - Emmanuel Macron a stigmatisé vendredi les critiques contre la vente à des investisseurs chinois d'une partie du capital de l'aéroport de Toulouse annoncée la veille.

"Celles et ceux que j'ai pu entendre ce matin, qui s'indignent de cette cession minoritaire de la société de gestion de l'aéroport de Toulouse, ont pour profession d'une part d'invectiver le gouvernement et d'autre part d'inquiéter les Français", a dit le ministre de l'Economie.

"Dans les deux cas, vous comprendrez que ce n'est ni ma fonction ni mon objectif", a-t-il ajouté en marge du congrès de l'Union nationale des professions libérales.

L'opération a suscité de vives critiques à droite et à l'extrême droite, de la part de la présidente du Front national, Marine Le Pen, et du président de "Debout la France", Nicolas Dupont-Aignan.

Des voix se sont également élevées à gauche, telle la sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann qui a exigé l'arrêt de la vente et dénoncé la privatisation des aéroports de Lyon et Nice qui figure dans l'avant-projet de loi sur la croissance et l'activité que présentera le 10 décembre Emmanuel Macron.

Elle demande dans un communiqué que "toute vente éventuelle d'actions publiques, lorsqu'il s'agit d'infrastructures importantes pour le pays, soit soumise au vote du Parlement".   Suite...