** LE POINT SUR LES MARCHÉS à l'ouverture des Bourses en Europe **

vendredi 5 décembre 2014 09h51
 

PARIS/LONDRES, 5 décembre (Reuters) - Les principales Bourses européennes se
redressent vendredi à l'ouverture au lendemain du net recul provoqué par la
déception née chez certains investisseurs des propos de Mario Draghi.
    Deux autres facteurs soutiennent les grands indices européens à l'ouverture:
les commandes à l'industrie meilleures que prévu en octobre en Allemagne
 et le positionnement des investisseurs attendant une
accélération des créations d'emplois aux Etats-Unis.
    La révision à la baisse des prévisions de croissance de l'Allemagne par la
Bundesbank ne semble elle pas affecter les cours. 
    À Paris, le CAC 40 prend 1,23% (53,01 points) à 4.376,90 points vers
08h40 GMT. À Francfort, le Dax gagne 1,25% et à Londres, le FTSE
 avance plus modestement de 0,79%. L'indice EuroStoxx 50 de la zone euro
 est en hausse de 1,42% et le FTSEurofirst 300 de 1,03%. 
    L'euro se stabilise aux alentours de 1,2370 dollar après avoir grimpé
jusqu'à 1,2457 après les déclarations de Mario Draghi, qui ont contraint des
investisseurs ayant parié sur une intervention rapide de la BCE à dénouer des
positions de court terme.
    Le président de la Banque centrale européenne (BCE) a déclaré jeudi que son
institution ne prendrait pas de décision sur un éventuel assouplissement
supplémentaire de sa politique monétaire avant le début de l'année 2015.
 
    Passée leur déception initiale sur cette question de calendrier, les
investisseurs jugent que l'essentiel des propos de Mario Draghi porte toujours
sur une forte probabilité de rachats à venir de dettes souveraines par la BCE.
Les rendements des obligations d'Etat des pays de la zone euro repartent donc à
la baisse, les taux espagnols et italiens à 10 ans
s'établissant par exemple respectivement à 1,86% et 2%.
    Comme l'ensemble des Bourses, l'euro devrait être sensible à la publication
des chiffres de l'emploi aux Etats-Unis, attendus à 13h30 GMT. Les analystes
interrogés par Reuters s'attendent à 230.000 créations d'emplois en novembre aux
Etats-Unis, ce qui illustrerait la bonne santé de l'économie américaine par
rapport à la morosité de la zone euro.
    Alors qu'il se dirige vers sa plus forte hausse hebdomadaire en 10 mois,
l'or pourrait également souffrir à nouveau si les statistiques de l'emploi sont
meilleures que prévu aux Etats-Unis, ce qui renforcerait l'hypothèse d'une
hausse des taux d'intérêt américains et donc de l'attrait du dollar.
    L'once d'or, qui s'est rapprochée d'un plus bas de quatre ans et demi ces
derniers mois, se négociait aux alentours de 1.203 dollars vers 08h45 GMT.  
    Pour leur part, les cours du pétrole poursuivent leur chute, vers les 69
dollars le baril pour le Brent de la mer du Nord. L'Arabie saoudite a
envoyé un signal supplémentaire de sa volonté de maintenir sa production malgré
l'abondance de l'offre en abaissant le tarif mensuel de ses livraisons de brut
aux Etats-Unis et à l'Asie.
    Côté valeurs, Fiat Chrysler figure parmi les plus fortes hausses
de l'Eurofirst 300 (+2,64%) après avoir annoncé jeudi le lancement d'une
augmentation de capital et d'un emprunt convertible de 2,5 milliards de dollars
dans le but notamment de financer un ambitieux plan d'investissement
quinquennal. 
    
    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 
 

 (Avec Francesco Canepa, Bertrand Boucey pour le service français, édité par
Wilfrid Exbrayat)