Un plan d'investissement de 10 milliards d'euros pour Paris

jeudi 4 décembre 2014 16h42
 

PARIS, 4 décembre (Reuters) - Anne Hidalgo a annoncé jeudi un plan d'investissement pour Paris de 10 milliards d'euros sur la mandature 2014-2020, un montant supérieur aux 8,5 milliards qu'elle s'était engagée à investir lors de sa campagne électorale.

La maire socialiste de Paris estime que ce "programme de combat" va créer "un choc dans l'économie" et qu'il sera créateur d'emplois alors que la plupart des collectivités locales s'apprêtent à baisser leurs investissements.

"Il trace les perspectives tangibles qui doivent permettre à Paris d'être, malgré la crise, une ville toujours plus dynamique et solidaire", a-t-elle déclaré.

Les investissements dans les transports, la transition écologique et les équipements de proximité cibleront prioritairement les quartiers populaires avec des efforts sur l'aménagement des portes de Paris, précise le dossier de presse.

La priorité sera également donnée au logement qui bénéficiera de 3 milliards d'euros. La Ville poursuit son objectif de 10.000 logements supplémentaires par an afin d'atteindre 25% de logements sociaux en 2025.

Un montant d'environ 1,7 milliard d'euros sera consacré à l'embellissement des grandes places parisiennes et 1,3 milliard à la création de 5.000 nouvelles places en crèche; 20.000 arbres seront plantés et 30 hectares d'espaces verts créés.

Alors qu'elle avait ces derniers mois déploré la baisse brutale des dotations de l'Etat, en grande partie responsable d'un "gap de 400 millions d'euros" à combler dans le budget 2015, Anne Hidalgo a indiqué avoir résolu "l'équation".

La Ville a même réussi à collecter 430 millions, des ressources provenant d'un "plan d'économies sans précédent" (130 millions d'euros), de l'augmentation des prix du stationnement et des tarifs municipaux pour les plus aisés mais aussi des taxes de séjour et sur les résidences secondaires prévues.

Anne Hidalgo a assuré que l'investissement se ferait "sans augmentation d'impôts", mais un tiers sera financé par le recours à l'emprunt.

Anne Hidalgo a rappelé que depuis 2001, une gestion rigoureuse de la capitale avait permis de faire passer les dépenses de fonctionnement de 18% à 15% du budget, ce qui permet à la capitale d'avoir des impôts locaux inférieurs à ceux des autres grandes villes françaises.

Dans le même temps, Paris est la grande ville française la moins endettée, avec un taux (51 %) près de deux fois inférieur au taux moyen des villes de plus de 100.000 habitants, assure la municipalité. (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)