En se scindant, E.ON risque de devenir une proie

jeudi 4 décembre 2014 17h26
 

* La scission augmentera la probabilité d'un rachat-sources

* Les réseaux régulés peuvent intéresser des investisseurs financiers

* Le profil financier du "nouvel" E.ON sera plus séduisant

par Christoph Steitz et Arno Schuetze et Anjuli Davies

FRANCFORT/LONDRES, 4 décembre (Reuters) - La scission annoncée du géant allemand de l'énergie E.ON, en l'allégeant d'une partie de sa dette, pourrait en faire une cible de choix pour des investisseurs spécialisés dans les infrastructures et attirés par le rendement régulier de ses réseaux de distribution d'électricité et de gaz.

Le "nouvel" E.ON sera plus petit et recentré sur les énergies renouvelables, en forte croissance. Mais ce sont les activités régulées de distribution qui ne manqueront pas d'attirer l'attention des investisseurs, ont dit à Reuters plusieurs sources bancaires et du secteur.

Des groupes financiers spécialistes des infrastructures, comme Macquarie, First State Investments et Borealis, ont multiplié les acquisitions dans le secteur européen de l'énergie ces dernières années.

En se séparant de ses centrales électriques conventionnelles, E.ON s'allégera d'un fardeau qui pourrait avoir dissuadé des acquéreurs potentiels dans le passé, expliquent les sources, ajoutant que les autres grands groupes européens du secteur des services aux collectivités devraient être moins intéressés car ils ont eux-mêmes des problèmes d'endettement.

"Même si nous n'avons pas vu passer d'actifs aussi importants jusqu'à présent, il ne sont certainement pas trop gros pour être rachetés", a dit une source d'un grand investisseur dans les infrastructures, qui a requis l'anonymat.   Suite...