GB/Budget-Osborne annonce une série d'aménagements fiscaux

mercredi 3 décembre 2014 15h52
 

LONDRES, 3 décembre (Reuters) - Les banques britanniques devront payer quatre milliards de livres (5,09 milliards d'euros) d'impôts supplémentaires sur les cinq prochaines années, alors que les compagnies pétrolières et aériennes verront leur fiscalité réduite, a annoncé mercredi le ministre des Finances George Osborne.

A l'occasion de la présentation de sa traditionnelle révision budgétaire de mi-année, George Osborne a annoncé une modification des règles permettant aux banques de déduire de leur bénéfice imposable les pertes subies pendant les années 2007 à 2009 de la crise financière, ce qui exonérait entièrement certaines banques de cet impôt sur une période de 15 à 20 ans.

"Les banques ont reçu un soutien public dans la crise et elles doivent maintenant soutenir les finances publiques dans la reprise", a déclaré le ministre au parlement lors de son discours d'automne sur la situation économique et budgétaire.

En revanche, les surtaxes imposées aux compagnies pétrolières ont été ramenées de 32 à 30%, une mesure de soutien du secteur confronté à la chute des cours du pétrole.

"La baisse des cours du pétrole est un véritable défi pour ce secteur vital", a-t-il dit en annonçant la nouvelle mesure.

Dans le secteur du transport aérien, George Osborne a annoncé la suppression immédiate d'une taxe imposée pour les vols vers l'étranger pour les enfants de moins de 12 ans et pour tout voyageur de moins de 16 ans à partir de 2016.

Cet allègement fiscal a été bien accueilli à la Bourse de Londres, entraînant notamment un gain de près de 2% d'easyJet , de 1,9% d'IAG - la maison mère de British Airways - et de 4,25% de Flybe.

Le ministre des Finances a par ailleurs ouvert la voie à des mesures de soutien aux distributeurs traditionnels confrontés à la concurrence du commerce en ligne en annonçant un projet de révision du système archaïque de la taxe professionnelle.

Il a annoncé en outre des baisses généralisées des droits de mutation ("stamp duty") pour quasiment tous les achats immobiliers, répondant ainsi à une demande de longue date des acquéreurs de logements cinq mois avant la date prévue pour les prochaines élections législatives. (James Davey, Karolin Schaps, Sarah Young et Matt Scuffham, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Véronique Tison)